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Le Burundi célèbre la journée internationale de la sage-femme

Le Burundi a célébré vendredi 17 mai 2019, la journée internationale de la sage-femme, édition 2019 sous le thème :« les sages femmes : défenseurs des droits des femmes ».

L’Assistant du représentant du FNUAP au Burundi a rendu hommage aux sages femmes pour le travail déjà accompli en vue de réduire la mortalité maternelle, néonatale et infantile.
Il a souligné que l’insuffisance et la mauvaise répartition des pratiquants en matière de santé et de la reproduction constituent un goulot d’étranglement pour mettre en place les services de qualité, un des axes des ODD.

Le Secrétaire permanent au ministère de la santé publique et de la lutte contre le Sida jean Baptiste Nzorironkankuze a précisé que malgré les efforts consentis par le Gouvernement comme la gratuité des soins de santé pour les femmes enceintes et les enfants de moins de 5 ans, la mise en place des hôpitaux de références et l’encadrement des sages femmes, le taux de mortalité maternelle et infantile reste élevé au Burundi par rapport à l’Afrique et au monde .

Le Dr Juma Ndereye , Directeur du PNSR dans son exposé, a indiqué que les Sages femmes contribuent à la réduction de la mortalité maternelle et infantile dans les collines et dans les structures de soins surtout que le nombre de gynécologues est très réduit au Burundi parce qu’il n’existe que 24 gynécologues et 24 pédiatres présents au pays où même la quasi-totalité se trouvent à Bujumbura.

Il a souligné que les sages femmes diplômées s’élèvent à 1319 en 2019 mais seulement 192 ont de l’emploi dans les structures de soins ou dans les ONG. Au nom de l’association des sages femmes, le DR Juma ndereye demande au Gouvernement de leur embaucher, parce selon lui seulement 15% travaillent dans les structures de soins ou les ONG.

La Présidente de l’association des sages femmes du Burundi Mme Nkanira Bernadette a souligné que tous ces problèmes que rencontrent les sages femmes sont liés au manque du cadre réglementaire et régulateur propre à la profession des sages femmes.
L’autre problème est lié au manque du matériel et des médicaments parce selon Mme Nkanira Bernadette, les connaissances nécessaires pour l’exercice de leur métier sont suffisantes pour contribuer à la réduction de la mortalité maternelle et infantile.

Concernant la question de savoir pourquoi le taux de mortalité maternelle et infantile reste élevé au Burundi, le Dr Juma Ndereye a précisé que c’est à cause de l’hémorragie, l’infection et l’hypertension.
Il a demandé à chaque femme enceinte d’approcher les structures de soins parce quand ces maladies surviennent il y a des médicaments et du personnel qualifié pour résoudre ce problème.

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