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SEP/CNPS : pour la prévention des risques professionnels au Burundi

Le Secrétariat Exécutif Permanent de la Commission Nationale de la Protection Sociale (SEP/CNPS) a organisé vendredi 03 mai 2019, un atelier sur la prévention des risques professionnels au Burundi.

Le Secrétaire Exécutif Permanent de la SEP/CNPS Arcade Nimubona a indiqué qu’il a voulu réunir les représentants du Gouvernement, les acteurs d’assurance comme l’INSS et l’ONPR, les représentants des employeurs et des syndicats pour échanger sur la prévention des risques professionnels.

Comme l’a indiqué l’assistant du ministre des droits de la personne humaine , des affaires sociales et du genre, la politique nationale de protection sociale est un outil de cadrage, d’harmonisation et de cohérence des actions menées en matière de protection sociale comme elle a été adoptée par le conseil des ministres en 2011.

Elle a souligné qu’au Burundi comme ailleurs, la protection sociale a deux branches à savoir: la protection sociale contributive (assurance sociale) et la protection sociale non contributive (assistance sociale). Ces deux sortes de protection sociale sont là pour assurer les soins médicaux , les indemnités et les pensions diverses pour les affiliés malades suite aux risques professionnels ou en cas de retraite, a-t-elle précisé.

Arcade Nimubona dit que des mesures visant à préserver la santé, garantir la sécurité et le bien être au travail devraient se placer au centre de réflexion de toutes les parties prenantes du secteur de la sécurité sociale.

Cela en vue de répondre aux conférenciers de l’INSS et de l’ONPR qui disent que les risques professionnels sont lourds de conséquences pour l’employeur, les employés et le travail.
Le représentant de l’INSS dit qu’en 2017 ils ont enregistré 1562 cas d’accidents contre 1565 en 2018 et plus de 2 milliards sont décaissés à cette fin. L’ONPR relève qu’en 2018, 85% des dossiers sont constitué par les accidents de trajets.

Les 2 sociétés de sécurité sociale demandent la prévention des risques par la sensibilisation des employeurs et des employés, d’évaluer les risques qui peuvent être évités, de combattre les risques à la source aussi d’adapter le travail à l’homme comme le choix des équipements pour les travailleurs.
Pour ces sociétés les maladies prises en charge sont peu nombreuses parce les textes régissant les maladies à prendre en charge datent de longtemps.

Les participants déplorent que certaines institutions et entreprises ne respectent pas la loi en matière d’affiliation de leurs employés dans les maisons de sécurité sociale et ont demandé une synergie de tous les acteurs pour mettre en exécution les mécanismes en matière de prévention, parce selon certains, l’accident au travail ou la maladie professionnelle sont quelque fois liés à l’échec de la prévention.

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