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Une approche pour une formation initiale de qualité aux futurs enseignants

Le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique ainsi que le ministère de l’éducation, de la formation technique et professionnel, ont conjointement organisé mardi 26 février 2019, un atelier de réflexion de 2 jours , sur l’amélioration de la qualité de la formation initiale des enseignants des cycles fondamental et post fondamental.

Etaient conviés à cet atelier les hauts cadres de ces deux ministères ainsi que les experts impliqués dans l’élaboration des programmes de formation initiale et/ou continue des enseignants de ces 2 cycles.

Le Ministre de l’éducation, de la formation technique et professionnelle Janvière Ndirahisha a fait savoir qu’en s’inscrivant aux Objectifs de Développement Durable (ODD) le Burundi a pris un fort engagement en faveur d’une éducation de qualité pour tous qui puisse s’adapter à l’évolution socio-économique. C’est pour dire que l’enseignement aussi bien fondamental que post fondamental doit être de qualité et s’adapter à tous les apprenants comme le stipule la cible 4 des ODD, a-t-elle ajouté.

Elle a indiqué que la mise en œuvre des priorités de l’éducation qui sont précisées dans les différents documents de référence (PND 2018-2017, PTE, PSDEF 2012-2020), commande un vaste chantier de mise en œuvre d’actions, visant la consolidation des réformes dans une double visée, à savoir l’amélioration du système éducatif et la conformité aux standards internationaux.

Le Ministre de l’éducation, de la formation technique et professionnelle a fait savoir que ces réformes pour l’instauration d’un système adapté aux attentes des citoyens ,se heurtent à l’absence des moyens d’accompagnement pour la bonne la qualité de l’enseignement.

C’est dans cette optique qu’il s’avère nécessaire de mettre en place un dispositif complet ,permettant d’accompagner l’enseignant dès son cursus de formation initiale à sa carrière et l’outiller de compétences nécessaires pour bien s’atteler à sa tache de gestionnaire de la classe, a expliqué le Ministre Janvière Ndirahisha.

Le Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Gaspard Banyankimbona a fait savoir que les changements importants ont été opérés dans le secteur de l’éducation au Burundi depuis l’année académique 2011-2012. Il a expliqué que cette année académique 2011-2012 coïncide avec l’entrée en vigueur du système BMD dans les universités ainsi que la rentrée scolaire 2013-2014, avec le démarrage de l’enseignement fondamental. Il a ajouté que ces deux réformes nécessitaient une approche pédagogique particulière.
Selon le Ministre Gaspard Banyankimbona, il se fait remarquer un certain décalage entre d’une part, les programmes des cycles fondamental et post fondamental revus ou en cours de révision selon une nouvelle approche pédagogique et d’autre part, les programmes en vigueur dans les institutions formatrices d’enseignants qui seront appelés à animer ces programmes des cycles fondamental et post fondamental.

Selon lui, la priorité accordée par le Gouvernement du Burundi au secteur de l’éducation et de la formation ainsi que la contribution des partenaires au développement, doit être capitalisée de manière optimale, pour résoudre les défis actuels en temps utiles.

Ces défis sont de plusieurs ordres mais le principal défi est en rapport avec la cohérence entre les programmes du fondamental, du post fondamental et les programmes d’enseignement des institutions formatrices d’enseignants à l’enseignement supérieur, a-t-il précisé le Ministre Gaspard Banyankimbona.
Il a indiqué que la solution à envisager est que tous les intervenants en matière d’éducation et de formation à tous les niveaux s’assoient ensemble pour réfléchir sur les besoins en matière de formation.
D’où l’organisation de cet atelier qui a pour objectif de réviser et d’harmoniser les approches pédagogiques et les offres de formation existant pour les filières formatrices d’enseignant du fondamental et du post fondamental, a déclaré le Ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique.
Il a également fait savoir qu’il faut envisager des scénarii d’anticipation pour les évolutions prévisibles des filières actuellement opérationnelles au fondamental et post fondamental, vers l’enseignement supérieur à partir de 2019-2020, en mettant un accent sur des actions concrètes.

Il a cité entre autre l’insertion des notions des TIC, les aménagements nécessaires, l’insertion des enseignements entrepreneuriat et d’arts ainsi l’organisation des formations continues, pour les enseignants du fondamental et du post fondamental.

La mise en commun des réflexions des intervenants sur les besoins en matière de formation, pourra aspirer à un repositionnement du système éducatif burundais dans la sous-région, a conclu le Gaspard Banyankimbona.

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