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Répression des manifestations au Soudan: un appel à la grève lancée par plusieurs syndicats

Le mouvement de désobéissance civile se poursuit au Soudan pour protester contre la violence de la répression de la manifestation du lundi 17 janvier. Sept Soudanais ont été fauchés par les balles des forces de l’ordre qui nient avoir ouvert le feu. En réaction plusieurs syndicats, partis politiques et organisations de la société civile ont déclenché depuis mardi une grève de trois jours. C’est le cas notamment du syndicat de médecins.

C’est le cas notamment du syndicat de médecins soudanais, dont l’un de leur porte-parole, le docteur Alwali, a été joint par notre correspondante régionale, Florence Morice.

Ce qui s’est passé lundi, c’est une forme de massacre, avec des attaques brutales, sauvages contre des manifestants pacifiques. Je pense que l’ordre avait été donné de tirer et de tuer, car nous avons beaucoup de cas de balles reçues dans le cou et dans la poitrine. Par ailleurs, les forces de sécurité ont encore plus entravé que d’habitude le travail des médecins envers les blessés. Ils ont attaqué des ambulances. Ils ont arrêté des médecins, ils ont frappé des médecins. Ils ont même arrêté des blessés. Une victime dans un état critique a été relâchée au bout de deux heures. Donc nous faisons grève pour montrer que nous condamnons fermement la violence des militaires. Nous voulons aussi attirer l’attention des Nations unies pour qu’elles continuent leurs pressions sur les militaires et pour attirer l’attention sur ce qui se passe actuellement au Soudan, parce que ces dirigeants ne veulent pas d’une transition démocratique. Ils essaient de tuer et d’arrêter toujours plus de gens pour essayer de prendre le contrôle de la population.

Docteur Alwali, porte-parole du syndicat des médecins

En visite au Soudan l’envoyé spécial des États-Unis pour la corne de l’Afrique, David Satterfield, et la secrétaire d’État adjointe, Molly Phee, ont rencontré ce mercredi des familles de victimes tuées durant la répression des manifestations ainsi que l’Association des professionnels soudanais, fer de lance de la révolution, selon l’ambassade américaine à Khartoum.

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