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Gabon: dans le procès de Brice Laccruche Alihanga, l’examen sur le fond commence ce mardi

Au Gabon, le procès de Brice Laccruche Alihanga, ancien directeur de cabinet d’Ali Bongo, se poursuit sur fond de guerre de procédure. Envoyé en prison il y a 17 mois pour détournement des fonds publics, blanchiment des capitaux et concussion, l’ex-homme fort du Gabon comparait depuis vendredi dernier en raison d’un doute sur sa nationalité gabonaise. 

avec notre correspondant à Libreville, Yves-Laurent Goma

Tout de noir vêtu, Brice Laccruche Alihanga a observé l’air débonnaire la bataille de procédure entre ses avocats et le tribunal.

L’ancien directeur de cabinet d’Ali Bongo est poursuivi pour « obtention d’un document administratif sur la base d’une déclaration frauduleuse ». Il s’agit d’un certificat de nationalité gabonaise établi en 2004 dont une mention précise qu’il est Gabonais d’origine alors qu’il né en France en 1980 d’un père et d’une mère française.

Les avocats ont soulevé plusieurs exceptions. D’une part que le tribunal correctionnel est incompétent pour juger une affaire relevant du code civil. Ils ont également évoqué la prescription et ont exigé d’entendre les magistrats ayant établi le document querellé.

L’audience a ensuite été suspendue.

Le tribunal s’est retiré pour statuer sur les exceptions. Et après plus d’une heure d’attente, le procès a repris. Toutes les exceptions ont été balayées. L’examen sur le fond du dossier a été renvoyé à ce mardi.

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