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En Éthiopie, accord entre le gouvernement et le Programme alimentaire mondial

Le texte promet d’accélérer la livraison de l’aide humanitaire dans la province du Tigré en proie aux combats depuis trois mois. Les partenaires de l’Éthiopie ne cessent de tirer la sonnette d’alarme sur le drame humanitaire qui se joue au Tigré, qui est au bord de la famine selon certains. Jusque-là, les autorités éthiopiennes ouvrent timidement l’accès aux organisations humanitaires. Il semble que la pression ait fini par payer et que l’accès au Tigré sera simplifié. Encore faut-il que l’accord soit appliqué.

 

Avec notre correspondant à Addis-Abéba, Noé Hochet-Bodin

« C’est un accord concret pour renforcer la présence des humanitaires au Tigré », se félicite David Beasley, le directeur du Programme alimentaire mondial.

Méfiance cependant, car l’accord dont il parle est en réalité la continuation du premier accord humanitaire annoncé en grande pompe fin décembre et qui a accouché d’une souris. En effet, alors que l’accès à la province du Tigré y était promis, les autorités éthiopiennes continuent depuis de ralentir voire d’empêcher les opérations des humanitaires.

Combien de personnes sont en besoin d’assistance au Tigré aujourd’hui ? Difficile à dire. Certains avancent le chiffre de 2,5 millions, d’autres de 3 millions, certains parlent de plus de 4 millions de personnes dans cette province de 6 millions d’habitants.

L’ONU s’est dit agacée par la lenteur de la distribution de nourriture notamment. L’organisation n’a pu mener a bien qu’environ 20% des livraisons qu’elle avait planifiées initialement.

De son côté, le ministère de la Paix éthiopien assure avoir aidé 1 800 000 individus, un chiffre peu crédible selon une source diplomatique.

Parmi ceux qui demandent des efforts au gouvernement éthiopien, l’ONU, les États-Unis, l’Allemagne ou encore la France, ainsi que l’Union européenne qui déploie son envoyé spécial en Éthiopie à partir de demain.

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