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Congo-Brazzaville: Kolélas est «prêt à prendre part» à la présidentielle de 2021

Candidat malheureux à la présidentielle contestée de 2016, où il s’était classé deuxième au premier et unique tour derrière Denis Sassou-Nguesso, Guy-Brice Parfait Kolélas est déjà prêt pour le prochain scrutin, qui sera organisé au plus tard le 21 mars 2021, selon les délais constitutionnels. Mais il conteste déjà la reconduction des membres de la Commission électorale, notamment celle de son président Henri Bouka, qui est également président de la Cour suprême. Il a présenté, dimanche 3 janvier, son projet ambitieux sur la décentralisation effective du Congo.

Avec notre correspondant à Brazzaville, Loïcia Martial

Un peu plus de deux mois séparent les Congolais de cette élection présidentielle. Bien qu’il attend encore l’investiture de son parti, l’Union des démocrates humanistes (UDH-Yuki), Guy-Brice Parfait Kolélas a déjà le cœur à cette échéance capitale.

« Je suis candidat à la candidature de mon parti. Je suis prêt. Je me prépare et mentalement, je suis prêt. C’est au parti de me donner le quitus », a-t-il déclaré.

Il déplore tout de même la composition de la Commission nationale électorale indépendante (CNEI). Pour lui, celle-ci n’est pas du tout équitable : « C’est la même CNEI (qui a organisé l’élection contestée de 2016, ndlr) qui a été reconduite. À la tête de la CNEI, on a mis Henri Bouka, qui est en même temps juge et parti parce qu’il est également président de la cour suprême. C’est un refus de transparence, alors que le président de la République a dit dans son discours sur l’état de la Nation (le 23 décembre, ndlr) que nous allons à une élection transparente et apaisée. Elle sera transparente sans que la CNEI ait été composée équitablement ? », s’est plaint M. Kolélas.

Guy-Brice Pafait Kolélas, membre du gouvernement entre 2009 et 2015, affirme que « le mal du Congo s’appelle la gestion chaotique du PCT (Parti congolais du travail), le parti au pouvoir ». Il propose alors un projet ambitieux de décentralisation. Avec lui, le pays devra passer de 12 départements à quatre provinces décentralisées, dotées chacune d’une personnalité juridique et d’une autonomie administrative et financière.

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