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Au Soudan, les autorités tentent de calmer les esprits dans l’ouest du Darfour

Depuis plusieurs jours, des violences tribales ensanglantent la région. Mercredi, une délégation composée du Premier ministre Abdalla Hamdok, de membres du Conseil souverain, des chefs de la police, des renseignements, du ministre de la Justice et du procureur général, est arrivée sur place pour faire le point sur la situation.

Sur les réseaux sociaux, des vidéos montrent des miliciens tirant en l’air, des civils s’enfuyant, d’autres blessés. Les violences mettent aux prises les Massalit à des tribus arabes. Des camps de déplacés et des villages ont été attaqués. Très attendue, la délégation a pour l’instant rencontré les autorités locales, des leaders tribaux, et le comité d’enquête.

Le Premier ministre Abdalla Hamdok a déclaré que la priorité du gouvernement était de préserver la vie des citoyens, la stabilité. Selon lui, la venue d’une délégation d’un aussi haut niveau prouve que les autorités prennent la situation au sérieux.

Nouvelles manifestations

Les leaders Massalit demandent au pouvoir de confisquer les armes et de restaurer la stabilité. Hemeti, numéro deux du Conseil souverain, a répondu avec un message de fermeté. L’ancien milicien a accusé des conspirateurs. Il a promis que ces crimes seraient punis. Il a aussi appelé les habitants à ne pas payer le prix du sang, mais à laisser la justice agir.

Des propos jugés « obscènes » et « grotesques », selon le chercheur Eric Reeves, car dit-il, Hemeti est lui-même coupable de graves violences au Darfour depuis de nombreuses années. Ses miliciens RSF sont d’ailleurs accusés d’avoir participé aux troubles. En tout cas, ce jeudi, des manifestations ont éclaté dans plusieurs villes du pays pour demander justice.

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