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Algérie: les rassemblements se poursuivent avant la présidentielle

À deux jours de l’élection présidentielle, la contestation ne faiblit pas et la situation semble se tendre. Mardi 10 décembre, des manifestations ont eu lieu dans différentes villes du pays, mais les forces de l’ordre ont tenté de les empêcher. Des arrestations ont eu lieu.

Dans la capitale, la mobilisation hebdomadaire du mardi était en hausse, malgré un déploiement de forces de l’ordre inédit. Dans le cortège, les manifestants, des étudiants mais pas seulement, scandaient qu’ils ne voteraient pas et qu’ils souhaitaient un état civil pas militaire.

Il y a eu des manifestations dans 19 régions. A Annaba, à l’est du pays, plusieurs étudiants et enseignants ont été interpellés. A Sidi Bel Abbès, des personnes ont été blessées dans des affrontements avec les forces de l’ordre.

Mais au-delà des manifestations étudiantes, depuis plusieurs jours, des cortèges se forment aussi en fin de journée, pour protester contre l’organisation du scrutin. C’est le cas à Oran, à l’ouest du pays.

Ce mardi cependant, un important dispositif de sécurité a empêché la manifestation. Les protestataires ont été sommés de quitter les lieux et il y a eu des arrestations.

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Il peut y avoir des discours provocateurs et ça pousse peut-être les jeunes à répondre de manière violente. C’est pour ça qu’on demande au système politique actuel de ne pas provoquer les Algériens. ils sont pacifiques dans leur démarche, il ne faut pas les provoquer.

Mustapha Bouchachi
10-12-2019 – Par Leïla Beratto
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