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«Biens mal acquis»: les avocats d’Obiang dénoncent des questions de procédure

Le deuxième jour du procès en appel du vice-président de Guinée équatoriale Teodorin Obiang, dans l’affaire dite des « Biens mal acquis », s’est achevé ce mardi 10 décembre. Les témoins n’ayant pu comparaitre à cause de problèmes de transport dus à la grève, cette audience a été une nouvelle fois essentiellement…

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Le deuxième jour du procès en appel du vice-président de Guinée équatoriale Teodorin Obiang, dans l’affaire dite des « Biens mal acquis », s’est achevé ce mardi 10 décembre. Les témoins n’ayant pu comparaitre à cause de problèmes de transport dus à la grève, cette audience a été une nouvelle fois essentiellement consacrée à des questions de procédure.

Un seul petit mot dans les centaines de pages d’une procédure de 12 ans peut potentiellement peser lourd. Parmi les points qu’elle a soulevés, la défense a dénoncé un problème de conformité entre les faits reprochés à Teodorin Obiang lors de sa mise en examen et ceux pour lesquels il est poursuivi, tout cela à cause d’un mot, l’adverbe « notamment », absent de la mise en examen et présent dans l’ordonnance de renvoi.

Une petite différence mais d’importance, car la défense en a fait la base d’une argumentation pour exclure de la procédure près de 110 millions d’euros versés, selon l’enquête, du Trésor public équato-guinéen sur le compte personnel de Teodorin Obiang. Une argumentation artificielle et erronée selon le parquet et la partie civile, mais vu l’enjeu, ce « notamment » a suscité des débats houleux.

Une première fois, le président a fait un rappel à l’ordre quand la défense a ponctué de plusieurs « vous racontez n’importe quoi » un exposé de Me Bourdon, l’avocat de Transparency international. Un peu plus tard, une autre déclaration de Maître Bourdon, qui remarquait « la manipulation de la jurisprudence, la main sur le cœur, est une vieille rhétorique », a fait bondir un des avocats de la défense.

« Je n’accepte pas d’être insulté et qualifié de manipulateur » s’est indigné Maître Marembert. « C’était une remarque générale » a rétorqué Me Bourdon avant de lever le ton : « Je n’ai pas de leçon à recevoir de personnes qui m’ont accusé d’avoir participé à un coup d’État en première instance », s’est-il écrié. Une passe d’armes interrompue par le président : « Je ne suis pas un maître d’école », a-t-il rappelé, menaçant de sévir.

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