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Ethiopie: les Oromos célèbrent Ireechaa à Addis-Abeba, «leur» capitale

En Éthiopie, les 4 et 5 octobre, les Oromos ont célébré leur fête annuelle, Irreechaa, à Addis-Abeba, également capitale de la région Oromia. Les 4 et 5 octobre, en Éthiopie, orthodoxes, musulmans ou protestants oromos sont venus reprendre pacifiquement et symboliquement « leur » capitale Addis-Abeba, que les nationalistes oromos nomment Finfinee….

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En Éthiopie, les 4 et 5 octobre, les Oromos ont célébré leur fête annuelle, Irreechaa, à Addis-Abeba, également capitale de la région Oromia.

Les 4 et 5 octobre, en Éthiopie, orthodoxes, musulmans ou protestants oromos sont venus reprendre pacifiquement et symboliquement « leur » capitale Addis-Abeba, que les nationalistes oromos nomment Finfinee.

Le 5 octobre au matin, des groupes plus ou moins imposants d’Oromos se sont dirigés vers l’un des cinq bassins d’eau installés pour l’occasion dans le centre-ville de la capitale. Chacun son tour, des centaines de milliers de personnes se sont aspergées d’eau afin de recevoir la bénédiction du dieu Waqaa à l’occasion de la fête annuelle Irreechaa.

Gelesa Kedir, 23 ans, est arrivé la veille d’une région au sud-est de la capitale et n’a pas dormi de la nuit. « Irreechaa est célébrée pour la première fois depuis 150 ans dans la capitale de la région Oromia. C’est pour cela que ma joie est si particulière », déclare-t-il.

Mekonnen Abebe, 55 ans, tout de blanc vêtu, explique : « Cette célébration était vraiment implantée dans la région mais elle a été politiquement niée et interdite », réprimée selon lui par les empereurs de la fin du XIXe et du XXe siècle, d’ethnie principalement amhara.

Revival ethno-nationaliste

La veille en fin d’après-midi, les responsables politiques s’étaient exprimés sur la scène de la place Meskel. Shimeles Abdisa, le président de la région, a fait appel à l’émotion collective et évoqué les ancêtres tués par les troupes de l’empereur Menelik II (1889-1913).

Le nationaliste oromo Jawar Mohammed a été particulièrement applaudi. Cette ferveur ethno-nationaliste inquiète. Certains ont regretté l’absence du drapeau national. La plupart des participants à Irreechaa relativisent. « Je me sens Éthiopienne », conclut la jeune Betty, 17 ans.

Car depuis l’arrivée d’Abiy Ahmed à la tête de la coalition dirigeante, l’ethnie majoritaire veut saisir sa chance. « C’est notre tour » affirme ainsi le leader d’un grand parti politique oromo (Oromo Liberation Front, OLF).

(Ré)écoutez : [Série Ethiopie] La fierté des Oromos (2/3)

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