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Algérie: partis et société civile méfiants après l’annonce de la présidentielle

Après l’annonce de l’organisation de l’organisation de l’élection présidentielle, les réactions sont très mitigées.

Au sein de la société civile et des partis politiques qui s’étaient organisés ces derniers mois, personne ne semble convaincu que l’élection est la bonne solution.

Il était favorable au dialogue, voire même à une présidentielle. Mais Soufiane Djilali, président du parti Jil Jadid, y mettait certaines conditions. Des conditions qui selon lui ne sont pas remplies aujourd’hui.

« Il y a une telle méfiance, une telle rupture de confiance, que les Algériens ont le sentiment que le pouvoir, encore une fois, veut décider à leur place qui serait le futur président. Les règles du jeu n’étant pas claires, la rue, à l’évidence, refusera cette élection. »

Il a fallu à peine deux semaines après une déclaration du chef de l’armée pour mettre sur pied les instances et les textes de lois nécessaires à la tenue du scrutin. Pour Imène, médecin, qui a participé à la dernière réunion de la société civile, il n’est pas question d’arrêter de manifester.

« Ce n’est pas l’idée de « on passe aux élections », c’est comment ils présentent ça. En disant que les conditions sont toutes réunies pour aller vers un scrutin, alors qu’on sait pertinemment que les conditions ne sont pas réunies. On continue à mépriser le peuple et à mépriser cette révolution. »

Seule voix optimiste ce lundi, celle d’Ali Benflis. L’ancien chef de gouvernement estime que les conditions de l’élection sont acceptables et qu’elle garantisse un scrutin souverain.

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