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Tchad: une association dénonce des exactions sous couvert de l’état d’urgence

Selon la Convention tchadienne de défense des droits de l’homme, l’armée tchadienne se livre à des exactions sous couvert de l’état d’urgence mis en place dans les provinces du Ouaddaï, du Sila et du Tibesti. Les autorités, elles, démentent ces accusations

Un signalement par jour, ce serait l’ampleur des exactions enregistrées par la Convention tchadienne de défense des droits de l’homme (CTDDH). Des exactions qui seraient commises à l’encontre des habitants du Ouaddaï et du Sila.

« Nous enregistrons souvent des arrestations arbitraires. On vient comme ça et on vous arrête. Le plus souvent, ces personnes arrêtées sont fouettées ou bastonnées. Il y a des pillages, des bijoux, des montres, des objets précieux, des sommes d’argent… Donc pendant la nuit les jeunes fuyaient le village pour se réfugier dans d’autres villages », raconte Khalid Daoud, chargé des programmes au sein de la CTDDH.

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De son côté, le ministre de la Défense et de la Sécurité publique, Mahamat Abali Salah, dément ces accusations. « Nous avons fait des déplacements sur le terrain et franchement, je n’ai pas constaté d’abus des forces de défense, explique-t-il. Dans nos propos, nous avons attiré l’attention des forces de défense. En réalité, depuis 20 jours, il n’y a eu aucune plainte sur les forces de défense ».

La Convention tchadienne de défense des droits de l’homme a prévu de se rendre dans le Ouaddaï et le Sila pour mener des enquêtes. Près de 200 militaires y ont été déployés dans le cadre de l’état d’urgence a pris effet le 20 août et qui a été prolongé de quatre mois après un vote à l’Assemblée nationale.

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