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RDC: un premier conseil des ministres très présidentiel

Le président congolais Félix Tshisekedi a présidé son tout premier conseil des ministres ce vendredi. Un peu plus d’une semaine après l’investiture, la plupart des 67 membres de ce gouvernement de coalition étaient là avec en tête le Premier ministre. Quelques dossiers dont l’exécution du programme présidentiel des 100 jours ont été présentés mais ce premier conseil fut avant tout dominé par la communication du chef de l’État qui a presque monopolisé la parole et l’attention.

Trois heures et demi de réunion et au final un communiqué sobre qui laisse l’essentiel ailleurs ! Ce fut avant tout le conseil des ministres… du chef de l’État !

Félix Tshisekedi a tenu à annoncer « une ère nouvelle », avec un seul mot d’ordre à toute l’équipe : ce premier gouvernement « doit être celui qui marquera la rupture avec tout ce qui était négatif dans le passé ».

« Pas de CACH, pas de FCC, tous, nous sommes appelés à travailler pour l’intérêt du peuple congolais », a déclaré le président qui a incité la soixantaine des ministres présents à la « cohésion et la solidarité » entre anciens opposants et membres du régime de son prédécesseur Joseph Kabila.

En plein scandale des 15 millions de dollars  qui suscite des interrogations sur la gestion de ces premiers mois, Félix Tshisekedi a également appelé ses ministres au « strict respect » des règles d’éthique et de déontologie.   

→ Lire aussi notre enquête : Affaire des 15 millions de dollars en RDC: malaise à la présidence

Sur ses engagements électoraux, le président a décliné les actions déjà  entreprises depuis son accession au pouvoir et insisté sur la mise en œuvre de son programme des 100 jours. Il a instruit les ministres compétents à « débloquer les fonds restants » pour la finalisation des travaux.  

Même consigne pour la mise en œuvre de la gratuité de l’enseignement de base. Mais alors que la fin du mois approche, aucune annonce n’a été faite sur la hauteur de l’enveloppe qui doit compenser la part assumée jusqu’ici par les parents dans son financement, à savoir plus de 75%.

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