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Tunisie : le Premier ministre délègue ses pouvoirs pour faire campagne

Le chef du gouvernement Youssef Chahed, qui s’est porté candidat à l’élection présidentielle du 15 septembre, a décidé de déléguer ses fonctions de Premier ministre à Kamel Morjane, ministre de la Fonction publique et de la Modernisation de l’administration et des politiques publiques. Youssef Chahed a finalement trouvé un compromis…

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Le chef du gouvernement Youssef Chahed, qui s’est porté candidat à l’élection présidentielle du 15 septembre, a décidé de déléguer ses fonctions de Premier ministre à Kamel Morjane, ministre de la Fonction publique et de la Modernisation de l’administration et des politiques publiques.

Youssef Chahed a finalement trouvé un compromis pour clore le débat de ceux qui l’accusaient d’utiliser les ressources de l’Etat à des fins électoralistes, en étant à la fois candidat à la présidentielle et chef du gouvernement.

Il ne démissionne pas car cela revient à faire démissionner tout son gouvernement et donc à entraîner un processus de nouvelles nominations et de vote de confiance au Parlement, qui prend du temps avec une échéance électorale à moins d’un mois.

Youssef Chahed a annoncé cette passation dans une allocution télévisée jeudi soir, disant vouloir que « tous les candidats aient les mêmes chances ». Le « pays traverse une période délicate et n’est pas en mesure de supporter les négociations pour constituer une nouvelle équipe gouvernementale », a-t-il déclaré. Il a donc délégué provisoirement ses pouvoirs, le temps de la campagne électorale et du scrutin.

Cette passation s’inscrit dans une stratégie de pré-campagne bien rodée, puisque depuis le début de la semaine, Youssef Chahed a entrepris de prouver sa bonne foi en tant que candidat à la présidentielle. Il a par exemple publié sa quittance d’impôts et aussi renoncé à la nationalité française, sa seconde nationalité.

Avec cette passation, la Tunisie se retrouve à la veille des élections dans une situation assez exceptionnelle, avec trois présidences intérimaires : celle de la présidence de la République, celle de l’Assemblée et désormais celle du gouvernement.

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