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Présidentielle en Tunisie: le tour d’horizon des poids lourds de l’élection

En Tunisie, la date limite du dépôt des candidatures pour le scrutin présidentiel anticipé est fixée à ce vendredi 9 août au soir. Au moins 69 candidats ont déposé leur dossier auprès de l’Instance indépendante chargée de ces élections (Isie) qui sont prévues le 15 septembre. Rien que ce vendredi, 13 nouvelles candidatures ont été déposées, dont celle de Youssef Chahed, le Premier ministre, qui ne démissionne pas de ses fonctions.

Le Premier ministre tunisien est l’un des derniers candidats à avoir officialisé sa candidature. Cet ingénieur de formation se présente comme le candidat de la nouvelle génération, de la rupture. Lorsque son parti, Tahya Tounes, l’a investi le 25 juillet, il avait annoncé se positionner contre « l’ancien système, les anciennes pratiques et les anciennes mentalités ».

C’est d’ailleurs lui qui a fondé le parti Tahya Tounes en janvier dernier, à la suite d’une scission de Nidaa Tounes et en protestant contre la corruption au sein de ce parti. Tahya Tounes est aujourd’hui le premier parti libéral au Parlement.

Youssef Chahed devrait cependant avoir fort à faire face à d’autres candidats, puissants, comme le ministre de la Défense, Abdelkarim Zbidi, l’un des favoris qui se présente comme indépendant. Face aussi à Abdel Fatah Mourou, vice-président du parti d’inspiration islamiste Ennahdha. Ce candidat a également officialisé sa candidature ce vendredi. Ennahdha est la troisième force politique du pays, mais le premier au Parlement.

Les candidatures validées ou non d’ici la fin du mois d’août

Mohsen Marzouk, du parti Machrou Tounes, a lui aussi présenté sa candidature aujourd’hui. Il rejoint ainsi d’autres personnalités qui ont déposé leur candidature comme Moncef Marzouki, l’ancien président, Mehdi Jemaa, l’ancien Premier ministre ou encore Nabil Karoui, un homme d’affaires controversé. Des candidats moins connus en politique font également parler d’eux comme Abir Moussa, sympathisante de l’ancien régime de Ben Ali, ou l’avocat Mounir Baatour, chef du parti libéral et avocat homosexuel.

L’Instance se donne jusqu’à la fin du mois pour annoncer les noms des candidats éligibles qui réunissent toutes les conditions nécessaires pour participer à l’élection.

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