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Burundi: le CNL accuse des Imbonerakure d’attenter à ses permanences

Le Congrès national pour la Liberté, nouveau parti de l’opposant Agathon Rwasa, dénonce des attaques contre ses permanences. Officiellement agréé par le ministre de l’Intérieur en février dernier, le CNL ouvre actuellement des bureaux dans les différentes provinces du pays en vue des élections présidentielles de 2020. Il accuse les Imbonerakure, membres de la Ligue de la jeunesse du parti au pouvoir, d’être à l’origine de ces agressions. Mais de son côté, le CNDD-FDD nie toute implication.

Dégradations, incendies, violences… Aimé Magera, cadre du Congrès national pour la Liberté -vivant à l’étranger-, assure qu’une dizaine de leurs permanences ont été attaquées depuis quelques mois, dont deux le week-end dernier. Toujours la veille des cérémonies d’inauguration. Le CNL pointe du doigt des Imbonerakure agissant en toute impunité et dénonce une tentative d’intimidation de la part du parti au pouvoir devant leurs efforts de mobilisation.

Des allégations niées en bloc par le CNDD-FDD de Pierre Nkurunziza. La porte-parole du parti, Nancy Ninette Mutoni, parle d’une technique de manipulation politique pour attiser les tensions et créer la polémique. Elle s’en remet à la justice burundaise pour faire la lumière sur ces évènements et ajoute que certaines permanences du CNDD-FDD ont également déjà été vandalisées.

Près d’un an avant le scrutin présidentiel prévu pour mai 2020 et auquel Pierre Nkurunziza a promis de ne pas participer, la pression monte donc déjà. Au début du mois, la commission d’enquête de l’ONU sur le Burundi, non reconnue par le gouvernement, a appelé la communauté internationale à la vigilance en dénonçant un nouveau « rétrécissement de l’espace démocratique ». D’après leur rapport, les opposants et parmi eux les militants du parti d’Agathon Rwasa, sont particulièrement ciblés

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