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Côte d’Ivoire: interpelé mardi, l’activiste Samba David a été relâché

L’activiste proche du FPI Samba David a été relâché mercredi 24 juillet après près de 36 heures de garde vue. Il avait été arrêté avec sa délégation alors qu’il se rendait à un rendez-vous à la Commission électorale indépendante. Cette nouvelle interpellation témoigne d’une certaine crispation du débat politique à 15 mois de la présidentielle.

Si Alassane Ouattara qualifiait lundi de « consensus » le projet de loi sur la recomposition de la Commission électorale indépendante (CEI), voté en commission parlementaire le 18 juillet au terme de débats houleux, l’opposition et une grande partie de la société civile ne partagent pas cet avis. Les partis d’opposition se sont déjà prononcés pour une poursuite du dialogue. Et la séance plénière de l’Assemblée consacrée à la réforme, et programmée le 30 juillet ne s’annonce pas moins agitée.

En attendant, c’est dans la rue que le climat semble se tendre. « Le pouvoir essaie de casser toute dynamique dans l’espace public pour éviter que la société civile n’ait trop de poids ou que la contestation s’installe dans la rue. Cela dépasse la question de la CEI », commente un analyste.

Multiplication des arrestations

À part Samba David, activiste réputé proche du FPI, ces dernières semaines d’autres personnalités ont été dans le collimateur des autorités pour des propos tenus en public. L’opposant Bamba Moriféré a été interpelé après un meeting de l’opposition le 6 juillet à Cocody. Il est poursuivi pour « incitation à l’insurrection, xénophobie et troubles à l’ordre public ».

Valentin Kouassi, président de la jeunesse urbaine du PDCI, a été arrêté après un meeting à Adzopé au début du mois, au cours duquel il aurait eu des propos « incitant les populations à se dresser les unes contre les autres », selon le procureur Richard Adou.

Peu avant, lui c’est un cadre de la jeunesse du FPI, Nestor Ndahi, qui avait été interpelé lors d’une réunion.

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