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G5: Florence Parly propose l’envoi de forces spéciales européennes au Sahel

La ministre française des Armées Florence Parly a appelé de ses vœux jeudi 13 juin l’envoi de forces spéciales européennes au Sahel, afin de soutenir l’effort des militaires français déployés dans la région pour lutter contre les groupes jihadistes. Cela pourrait constituer un changement de tactique, car depuis 2013 la France tablait sur une remise à niveau de l’armée malienne avec l’aide des partenaires européens (EUTM). Aujourd’hui à Paris, on envisage d’aller plus loin, en proposant « d’injecter » des troupes d’élites européennes au plus près de l’armée malienne pour participer aux combats.

Alors que Florence Parly rend visite aux forces spéciales dans le Sud de la France, les soldats qu’elle rencontre sont quasiment tous passés par le Sahel. La ministres des Armées lance un appel aux forces spéciales des autres pays européens pour épauler les 4 500 hommes de la force Barkhane.

« Oui, nous avons besoin de partenaires, affirme-t-elle. Nous travaillons à un projet qui n’est pas encore complètement opérationnel et qui est un projet qui consiste aussi à fédérer les forces spéciales de différents pays afin de soutenir l’effort que nos forces spéciales réalisent par exemple au Sahel ».

Des forces spéciales pour quoi faire ? En priorité pour lutter contre le terrorisme et accompagner au combat les armées locales. Des missions qui pourraient s’intégrer dans le modèle élaboré  par la France pour tenter de trouver une solution au Mali.

Une option intermédiaire

« Nous avons développé une option intermédiaire, détaille Florence Parly. Elle combine d’une part, l’action de haute intensité, l’accompagnement au combat des armées sahéliennes et d’autre part, un mélange d’actions politiques et d’actions civiles ».

De source proche du dossier, on évoque le retour des OMLT (Operational Mentoring Liaison Team) des équipes de liaisons opérationelles comparables à celles qui avaient été mise en place en Afghanistan. Et cette source de rappeler, qu’en 2013, au début de l’opération Serval, une poignée de forces spéciales françaises et quelques soldats maliens bien conseillés avaient réussi à contenir la poussée jihadistes dans la région de Diabali.

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