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RDC: une nouvelle attaque meurtrière fait 8 morts aux abords de Goma

A Goma, dans la province congolaise du Nord-Kivu, des hommes munis d'armes à feu ont tué huit personnes dans trois quartiers de la ville dans la nuit du 16 au 17 février. Goma est régulièrement la cible de groupes armés, souvent difficiles à identifier, qui terrorisent la population. Les habitants réclament désormais davantage de sécurité.

Dans le quartier de Mugunga, à la périphérie de Goma, dans l'est de la République démocratique du Congo (RDC), la population vit avec la peur au ventre. Des hommes armés, nombreux selon les témoins, ont tiré dans les rues samedi 16 février au soir. Ils y ont laissé six victimes, et deux autres dans un quartier à l'orée du parc des Virunga.

La police s'est rendue sur les lieux mais les assaillants s'étaient déjà dispersés. « Les enquêtes continuent et j'attends le rapport de la police qui est sur les traces de ces assaillants, explique Mwisa Kiense, le maire de Goma. On ne sait pas déterminer s'ils sont venus de la brousse ou de la cité. J'attends le rapport de la police ».

Goma, « thermomètre de la sécurité dans l'est »

Les habitants, lassés des violences, reprochent aux autorités d'être intervenues trop tard. Pour Etienne Kambale, responsable d'une plateforme de la société civile du Nord-Kivu, c'est au niveau national qu'il faut se mobiliser contre l'insécurité dans la zone.

« Selon la Constitution de la République démocratique du Congo, aucune autorité provinciale ne peut avoir de pouvoir sur l'armée, analyse-t-il. Le seul qui a tout pouvoir pour agir sur l'armée, c'est le pouvoir central. Nous attendons que le ministre de la Défense ou le président de la République puisse agir sur l'armée pour protéger la population du Nord-Kivu ».

Une tâche essentielle si le gouvernement veut stabiliser la région, selon Etienne Kambale qui ajoute que « Goma est un thermomètre de la sécurité dans l'est. Si vous ne maîtrisez pas Goma, vous n'avez pas fait le travail ».

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