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Inculpations au Cameroun: le MRC dénonce une manoeuvre politique

Au Cameroun, le parti d'opposition MRC réclame la libération de son leader, Maurice Kamto. Il a été inculpé cette semaine, comme 150 cadres et sympathisants du parti pour insurrection et hostilité à la patrie. La plupart des inculpés se trouvent actuellement en détention provisoire à Yaoundé. Le parti d'opposition s'est exprimé après ces inculpations.

« Nous ne sommes plus étonnés de rien », résume le porte-parole de Maurice Kamto après l'inculpation de 150 responsables et sympathisants du MRC. Si ces chefs d'accusation se confirment, ils risquent la peine de mort pour l'infraction d'hostilité à la patrie, et des peines de dix à vingt ans de prison pour insurrection.

Le porte-parole Olivier Bibou Nissack dénonce une opération guidée par des raisons politiques, depuis les arrestations fin janvier jusqu'aux inculpations ces derniers jours. « La certitude désormais est que nous sommes dans le cadre d'un règlement de comptes, dit-il. L'arbitraire du régime du président gouvernant le Cameroun est désormais affiché et la détermination qui est la nôtre est désormais celle de poursuivre plus que jamais ce combat en faveur de la restauration de la liberté et de la justice pour le peuple camerounais. »

Ce qui se passe au Cameroun est « extrêmement préoccupant », poursuit le porte-parole de Maurice Kamto. Il se dit inquiet par « l'attentisme », selon ses mots, de la communauté internationale que ce soit sur le continent africain ou ailleurs.

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