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RDC: la crise à la Sonas illustration du malaise social dans le pays

En RDC, plusieurs entreprises publiques connaissent des tensions sociales. Les employés réclament plusieurs mois d’arriérés de salaire et parfois la révocation de leurs dirigeants. C’est le cas de la Sonas, la Société nationale d’assurance.

Fin janvier, l’organisation syndicale RAS (Renouveau de l’action syndicale) avait alerté le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, sur la situation des agents, cadres et retraités de la Sonas sur ce qu’elle qualifie de « génocide social ». La Sonas a exercé le monopole du marché des assurances en RDC pendant environ 47 ans. Elle est devenue une société commerciale à la suite de la décision du gouvernement de libéraliser le secteur des assurances.

Ce syndicat revendique pour certains agents de cette compagnie plus de cinquante mois de salaires impayés. Il évoque également les cas de vingt mois de gratifications non payés. La même source rapporte que cette situation ne concerne pas que la direction générale de la société à Kinshasa, mais aussi certaines de ses agences à l’intérieur du pays. Certains documents consultés confirment ces allégations. Le syndicat RAS appelait ainsi le chef de l’Etat à « prendre des mesures conservatoires » à la Sonas, notamment de nommer de toute urgence un comité de crise ou un nouveau comité de gestion, la réhabilitation de tous les délégués syndicaux, cadres et agents licenciés, d’après ce syndicat, illégalement.

De son côté, la direction de la Sonas ne reconnaît pas les activités de cette organisation syndicale et botte en touche toutes les revendications accusant notamment l’ancien directoire de la société qui aurait, d’après elle, recruté « plus de 450 nouvelles unités sans tenir compte de la capacité financière de l’entreprise ». Au sein de la société, il se dégage depuis deux tendances, dont celle qui soutient les revendications portées par le syndicat RAS.

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