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ENVIRONNEMENT

Réchauffement climatique: le Burundi dans l’angoisse extrême

Depuis plusieurs décennies, le Burundi est victime du réchauffement climatique. Malheureusement, ce phénomène ne va que s’empirer d’ici 2030 et 2050. Cependant, la Banque mondiale conseille pour une réduction de gaz à effet de serre.   

Le Burundi a de quoi s’inquiéter là-dessus. Les impacts du réchauffement climatiques ont été visibles depuis les années 90.En effet, la Banque mondiale rappelle les  intenses sécheresses de 1999,2000 et 2005. Dont, selon toujours BM les PIB ont été amputé de plus de 5 %.

Des graves inondations entre 2006 et 2007, Ces années-là, plus de 2 millions d’habitants ont été touchés. Après ces années, le Burundi a encore connu des graves pluies. Des canicules  exagèrent. La montée incontestable des eaux du lac Tanganyika, de la rivière Ruzizi et bien d’autres cours d’eau.

Le Burundi subit un réchauffement climatique dont il n’est pas responsable. Alors qu’il est le plus faible émetteur de gaz à effet de serre (GES) sur 188 pays. Il ne contribue aux émissions mondiales qu’à hauteur de 0,01 %. (Du fait principalement des secteurs de l’énergie et de l’utilisation des terres). Dans le même temps. Le Burundi est extrêmement exposé aux conséquences du dérèglement climatique et supporte les retombées des émissions mondiales.

A quoi s’attendre

Dans un rapport présenté au Burundi en 2014 par le Dr Stefan Liersch spécialiste de la modélisation éco-hydrologique. De l’analyse intégrée des systèmes humains-écologiques. De l’évaluation de l’impact du climat et de l’élaboration conjointe de scénarios et le Dr Rocio Rivas, Kerstin Fritschl

Les projections des changements climatiques menées dans le contexte de la présente étude ont montré que. Les précipitations et la température augmenteront à l’avenir au Burundi. Par ailleurs, les régimes habituels saison de pluies/saison sèche pourraient être modifiés en raison des changements climatiques. Les mois de novembre à février devenant plus humides dans la saison des pluies. Et une tendance à l’assèchement se développant d’août à septembre. De plus, la saison sèche deviendra probablement plus chaude et durera plus longtemps au Burundi. Cette tendance aura un impact plus sévère dans le dernier tiers du 21ème siècle. Ces changements climatiques auront des conséquences importantes sur le secteur agricole et les moyens de subsistance au Burundi :

Les conditions climatiques futures pourraient ne plus représenter des conditions de croissance optimales pour les cultures actuelles dans différentes régions du Burundi. Les pratiques agricoles et les types de culture devraient donc être adaptés à l’élévation des températures. Et au changement des régimes et des quantités de précipitations.

Des températures plus élevées et une prolongation de la saison sèche risquent de réduire encore la disponibilité de l’eau dans des régions déjà sujettes à une pénurie d’eau saisonnière. Ceci s’applique en particulier à la partie nord du Burundi ainsi qu’ à la région autour de Bujumbura.

Les excédents d’eaux pluviales risquent de ne pas être efficaces et de se perdre simplement sous forme de ruissellement superficiel. Cela pourrait continuer d’accroître l’érosion des sols au Burundi et de diminuer les ressources en terres arables déjà insuffisantes.

Cette étude n’a pas abordé le risque de précipitations extrêmes dus aux changements climatiques. Cependant, l’augmentation des précipitations pourrait prendre la forme de précipitations extrêmes qui pourraient entraîner un risque et une fréquence plus élevés. De glissements de terrain et de boue en convergence avec l’érosion du sol.

Une solution possible ?

Chacun de nous peut aider à limiter les émissions de gaz à effet de serre : éviter le gaspillage, réduire sa consommation d’énergie en isolant son logement, en, s’équiper d’appareils économes en énergie. Il faudra se déplacer le moins possible en voiture, vélo, en scooter ou en avion. Préférer les fruits et légumes locaux et de saison.

Par Jordan Ntambwe Ngoy  

Lire aussi : Comment le changement climatique affectera les principales villes africaines en 2050

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