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RDC-Uvira : des leaders locaux renforcent leur engagement contre les violences sexuelles

Plus de 1 000 cas de viol ont été enregistrés à Uvira en trois mois, soulignant l’urgence de renforcer la lutte contre les violences sexuelles et basées sur le genre. Lors d’une séance de sensibilisation organisée par l’UFMP Sud-Kivu, les leaders locaux ont réaffirmé leur engagement à prévenir ces violences et à soutenir les survivantes. Ils insistent sur l’importance d’une coordination efficace entre acteurs communautaires et structures sanitaires pour une réponse rapide.

À Uvira, les leaders locaux réaffirment leur engagement dans la lutte contre les violences sexuelles et celles basées sur le genre. Cette position a été exprimée à l’issue d’une séance de sensibilisation organisée mardi par l’Union des Femmes des Médias pour la Paix (UFMP Sud-Kivu).

Tenue dans la salle de réunion de la SYMUF à Kimanga, cette activité s’inscrit dans le cadre d’une campagne menée par l’UFMP dans les zones de santé d’Uvira et de Ruzizi, visant à renforcer la prévention et la prise en charge des survivantes.

Prenant la parole, la coordinatrice de l’UFMP Sud-Kivu, Joséphine Mungubi, a rappelé les objectifs de cette initiative, notamment l’amélioration de la coordination entre les acteurs communautaires et les structures de référence pour assurer une réponse rapide et efficace aux cas de violences.

De son côté, la représentante de la cheffe de bureau du Genre, Famille et Enfant en ville d’Uvira, Cécile Nyota, a salué une initiative « noble » et a assuré de l’accompagnement de son service dans les actions de lutte contre les violences basées sur le genre.

Intervenant également lors de cette rencontre, l’infirmier superviseur de la zone de santé d’Uvira, Bitahwa Bonde Gwissi, a dressé un tableau préoccupant de la situation. Il a fait état de plus de 1 000 cas de viol enregistrés entre décembre et février, tout en soulignant que de nombreux cas restent non signalés.

Face à cette réalité, il a insisté sur la nécessité d’orienter les survivantes vers les structures sanitaires dans un délai de 72 heures pour une prise en charge adéquate.

Par ailleurs, un groupe WhatsApp réunissant 25 participants a été mis en place afin de renforcer la coordination et faciliter une gestion rapide, efficace et confidentielle des cas.

Composés de relais communautaires, d’infirmiers titulaires et de responsables de sites de déplacés et de sinistrés, les participants se sont engagés à intensifier les actions de sensibilisation et de prévention dans leurs communautés respectives.

Prosper Aobe

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