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RDC : la recrudescence de la variole du singe à Kinshasa

Un cas confirmé de la maladie monkeypox (variole du singe) est signalé à l’hôpital général de référence de Kinshasa, a-t-on appris de l’Agence Congolaise de Presse. Quatre contacts à haut risque sont également suivis dans cette même structure sanitaire.

Le Docteur Cris Kasita,  l’un des experts chargé des opérations de la lutte contre cette maladie en RDC a expliqué que pour le moment les cas suspects répertoriés sont tous isolés. Il a également souligné que le premier cas confirmé est au huitième jour de son hospitalisation.

« Jusqu’à présent, il y a un cas confirmé de Monkeypox à l’hôpital général de référence de Kinshasa, ex-Maman Yemo. Ce malade est au 8ème jour de son hospitalisation. En plus de lui, Il y a également quatre cas suspects qui sont en isolement, en attente du résultat de monkeypox, du fait qu’ils ont été des contacts directs à haut risques du cas positif », a souligné le Docteur Cris Kasita.

Des dispositions sont déjà prises pour barrer la route à cette maladie, surtout pour la surveillance des cas suspects et confirmés.  « Parmi les dispositions qui sont prises pour la surveillance des cas suspects et confirmés, jusque-là, il y a un lieu d’isolement ou de traitement que nous appelons le CTM (Centre de Traitement Monkeypox) », a rassuré l’expert.

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Des différentes sources recoupées, le premier cas confirmé est un homme d’une trentaine d’années venues d’Inongo (province du Mai-Ndombe). Il serait mécanicien d’une pirogue. C’est depuis le 18 août qu’il est à l’hôpital général de Kinshasa. Une cinquantaine de ses contacts déjà listés sont également sous surveillance.

« C’est un homme de 31 ans, mécanicien de pirogues venu de Inongo depuis le 18, et c’est 21 août que nous avons confirmé que c’était un cas de Monkeypox. Jusque-là le patient est à l’hôpital général de Kinshasa où il est suivi. Les mesures sont prises et les contacts ont été listés et suivis par une équipe du ministère de la santé. Il y a une autre équipe qui est partie à Inongo depuis dimanche, pour continuer les investigations », a dit à ACTUALITE.CD le docteur Placide Mbala, chef de département épidémiologie et santé globale à l’INRB.

De la contamination

La variole du singe (Monkeypox) est une maladie initialement présente chez l’animal. Notamment chez des rongeurs en Afrique, et qui circule désormais chez l’être humain. C’est ainsi qu’on parle de zoonose émergente. Cette maladie se présente comme une forme atténuée de la variole humaine, avec des symptômes moins graves et une létalité plus faible (nombre de morts sur le nombre de personnes atteintes). La variole du singe (ou orthopoxvirose simienne) est causée par le virus monkeypox (MPXV, ou orthopoxvirus simien).

Pour être contaminé, comme l’explique le docteur Placide Mbala, il faut nécessairement être très proche de la personne infectée pendant une longue période. Tout en soulignant que Monkeypox n’est pas vraiment très contagieux.

 « Tous les personnels de santé qui l’ont reçu, et les malades avec lesquels il était dans le pavillon avant qu’il ne soit isolé, les voisins, la famille et les personnes qui l’ont accompagné en bateau à Kinshasa, sont tous considérés comme contacts et sont sous surveillance. Mais il faut savoir que pour que le Monkeypox n’est pas très contagieux, pour être infecté il faut avoir un contact très rapproché avec la personne infectée et pendant une période assez longue », souligne docteur Mbala.

Pour l’heure, le monkeypox n’a ni vaccin ni médicament homologué en RDC, le vaccin et le médicament sont encore en essai.

Augustin Sadiki
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