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Réactions

RDC-Bukavu : Manifestations pour réclamer le suivi des crimes de 10 ans dénoncés dans le rapport Mapping

Des milliers de manifestants, membres des différentes organisations de la société civile ont descendu ce jeudi dans la rue. Ils réclament le suivi des recommandations du Rapport Mapping. Ce rapport dévoile les différents crimes commis en République Démocratique du Congo il y a de cela plus de 17 ans.

Cette foule des gens, avec un seul objectif «Que la justice soit faite».  Ils avaient plusieurs messages à transmettre aux autorités. « Nous, les victimes des massacres fait en RDC nous disons non aux menaces de mort contre le docteur Denis Mukwege.

Par la suite, « Nous disons oui au tribunal pénal sur le Congo » déclarent certains manifestants dans le cortège. Par ailleurs, d’autres disent « 10 ans de silence et d’impunité aux recommandations du rapport Mapping de l’ONU. Nous exigeons  nos autorités le suivi de ces recommandations. »

A LIRE : Crimes de guerre en RDC: comment donner une suite au rapport Mapping

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Ils entonnent des chants en faveur dudit rapport. « No justice, no peace », « débout Mapping », soutiennent-ils. La marche a été clôturée par le dépôt d’un mémorandum au gouvernorat de province du Sud-Kivu. Ce mémorandum adressé au président de la République Antoine Félix Tshisekedi.

Le cadre de la manifestation

Cette manifestation est organisée suite à l’appel du Prix Nobel de la Paix Denis Mukwege. Ce dernier s’investit pour obtenir la mise en place d’un tribunal spécial pour juger les auteurs des crimes en RDC.

Partis de la place Munzihirwa, du nom de l’archevêque tué lors de l’entrée de la rébellion de l’AFDL, ces manifestants véhicules plusieurs messages.

Ce qu’il faut savoir du Rapport Mapping

Le rapport de mapping de l’ONU a été élaboré par le haut-commissariat des Nations unies aux droits de l’homme. Il décrit les violations graves des droits humains et du droit international humanitaire commises RDC entre 1993 et 2003. Il s’agit d’un document élaboré basé sur des recherches effectuées par les professionnels congolais et internationaux en matière de droits humains.

Lire aussi : Dr Denis Mukwege : «Il y a urgence à démontrer également d’une réelle volonté politique pour mettre fin à l’insécurité dans l’Est de la RDC »

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Le rapport examine 617 des incidents les plus graves survenus dans tout le Congo sur une période de 10 ans. Il fournit des détails sur les massacres, la violence sexuelle et d’autres exactions commises par une série d’acteurs armés. Notamment des armées étrangères, des groupes rebelles et des forces du gouvernement congolais.

Ce rapport indique que les femmes et les enfants sont les principales victimes des actes de violence recensés par l’équipe l’ONU. Il indique que la majorité des crimes documentés peuvent être qualifiés des crimes contre l’humanité et des crimes de guerre.

Ce rapport est donc un rapport puissant de la gravité des crimes commis au Congo et de l’absence choquante de la justice pour établir les responsabilités, sanctionner les auteurs de ces crimes odieux et réparer les dommages subis par les victimes.

Par Obedi Hérodias

 

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