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RDC-Brésil : les « Poumons du Monde » unis pour le climat en vue de la COP30

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La RDC et le Brésil s’associent en vue de la COP30 à Belém, valorisant leurs écosystèmes vitaux, les « poumons du monde ». Le projet Couloir Vert Kivu-Kinshasa promeut l’agroécologie et l’écotourisme, impliquant les communautés locales dans une croissance durable. Soutenu par la FAO, il ambitionne de générer des emplois tout en combattant le changement climatique. Une alliance clé pour un futur responsable.

La République Démocratique du Congo (RDC) intensifie ses efforts pour concilier la conservation de ses écosystèmes avec un développement économique durable. Au cœur de cette stratégie se trouve le projet Couloir Vert Kivu-Kinshasa, une initiative intégrée visant à répondre aux défis du changement climatique, des conflits et de la pauvreté. Ce projet place les communautés locales au centre d’un modèle de croissance verte. Ses principaux objectifs incluent la création d’emplois, la promotion de l’agroécologie et le développement de l’écotourisme.

Selon ses promoteurs, le Couloir Vert pourrait générer des opportunités significatives dans les secteurs du reboisement, de la transformation agricole et du tourisme durable. « Ce projet incarne notre vision d’une conservation territoriale interconnectée et résiliente », a déclaré Yves Milan Ngangay, Directeur Général de l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN).

M. Ngangay a souligné que l’ICCN intègre désormais la dimension climatique dans ses plans de gestion, en alignement avec les Contributions Déterminées au Niveau National (CDN) de la RDC.

Un récent colloque, organisé avec le soutien technique et financier de la FAO (Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture), a permis de renforcer les synergies entre écologie, économie et gouvernance. Les équipes de l’ICCN, appuyées par des chercheurs nationaux et internationaux, y ont présenté leurs travaux sur la dynamique des espèces et la vulnérabilité des écosystèmes face aux pressions anthropiques.

De l’Accord de Paris à Belém 2025, la RDC au centre des enjeux climatiques

L’initiative congolaise s’inscrit dans le cadre de l’Accord de Paris, adopté en 2015 lors de la COP21, qui engage près de 200 Parties à limiter le réchauffement climatique à 1,5 °C. L’année 2025 marque une étape cruciale pour le renforcement des ambitions nationales.

Tous les regards se tournent désormais vers la COP30, qui se tiendra à Belém, en Amazonie brésilienne, du 10 au 21 novembre 2025. Le Brésil, pays hôte, cherche à consolider son partenariat stratégique avec la RDC et les autres pays du bassin du Congo.

La ministre brésilienne de l’Environnement, Marina Silva, et son homologue congolaise, Marie Nyange Ndambo, ont déjà tenu des discussions à Brasilia, soulignant le rôle clé de leurs deux nations souvent surnommées les « poumons du monde » dans la lutte contre le changement climatique.

La Pré-COP30, organisée à São Paulo, a mis en lumière les discussions sur la décarbonation, la protection des écosystèmes et la nécessité d’un soutien accru pour le financement de projets durables dans les pays en développement.

Augustin Sadiki

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