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DIPLOMATIE

Quand le Burundi partage au Niger et au Cameroun son expérience en financement des collectivités

financement des collectivités au Burundi, Niger, Mali et au Cameroun
Faisant suite à une rencontre qui a eu lieu au Mali l’an dernier, le Réseau des Institutions Africaines de Financement des Collectivités Locales (RIAFCO), a organisé un voyage d’échange de la délégation Nigérienne accompagnée du  Cameroun dans le cadre du financement des collectivités locales du 21 au 27 février 2022.

“ Le Burundi a partagé les leçons apprises au niveau du financement du développement du développement communautaire. Nos hôtes ont constaté, que depuis 2007, le gouvernement a augmenté son budget pour financer les activités locales. Il y a eu un grand pas de 8.000.000.000 a 87 000.000.000 de BIF. Cet engagement de financement traduit une grande amélioration chose qui a été appréciée par nos hôtes. » indique Le Dr.Col.Pol Servilien Nitunga, directeur général de FONIC.

Contrairement au gouvernement Burundais qui finance les collectivités locales à hauteur de 90% alors que les partenaires techniques et financiers apportent 10%, le Niger consacre 40% de ressources destinées aux collectivités territoriales alors que les partenaires techniques et financiers financent la décentralisation à hauteur de 60% , chose qui est censé changer aux yeux de l’ANFICT

« Les éléments que nous venons de recueillir au Burundi vont nous permettre de faire un bon plaidoyer pour augmenter la part de l’État dans le processus de décentralisation et l’affectation aux collectivités territoriales » martèle Adam Mossi Bingui, Directeur de l’ANFICT

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« A part le volet fonds, nous avons constaté que chez nous, les fonds qui sont destinés aux collectivités territoriales viennent en partie des partenaires techniques et financiers qui fixent les critères de gestion de ces fonds et suivant les régions. Au Burundi ça se fait au niveau communal. Nous allons rester en contact avec le FONIC pour pouvoir comprendre un peu les mécanismes de formulation de projets puisqu’il nous faut formuler des projets qui sont soutenables, des projets qui sont bancales » ajoute-t-il

Quid de la mise en exécution ?

Comparativement à la crise que traverse sa région, le président du conseil national de Tillabéri a relevé beaucoup de confort à capitaliser par rapport aux stratégies de financement des collectivités mise en œuvre par le gouvernement Burundais et les assises permis par Fonic malgré les difficultés vécues en 2014.

« Nous traversons un contexte d’instabilité actuellement. La Tillaberi vit malheureusement une forme de conflit  liée aux attaques des groupes armées non étatiques, ceci provoque les déplacements de la population. C’est un défi pour nous de rester au service de la population. Nous ne pourrons garantir  de rester au service qu’en passant par le financement des actions qui vont améliorer les conditions de vie de la population. Ceci préviendrait l’enrôlement des jeunes par les groupes armées. » informe Oumarou Issoufou, président du conseil régional de Tillabéri

Et d’ajouter: « Les perspectives que se fixe le FONIC vont dans le sens d’innover par rapport à l’accompagnement qu’il apporte aux collectivités territoriales, notamment la digitalisation afin de les permettre d’accroître leurs ressources. C’est en fait aussi valable pour nous car nous avons besoin de moderniser nos mécanismes de gestion. Je crois que l’ANFICT, les collectivités et l’État vont relever le défi pour essayer d’amener aussi à améliorer nos mécanismes de gestion. »

Il fait remarquer que la responsabilité du FONIC par rapport au développement agro-pastorale devrait aussi impulser le développement local. Chose qui leur manque car ils ont une stratégie « top-down » qui traduit que c’est l’Etat qui développe toutes les stratégies déclinés sur terrain

Le RIAFCO a été créé à Yaoundé en 2014 par les membres fondateurs dont le Burundi, le Cameroun, le Mali et le Gabon mais ce réseau compte aujourd’hui 12 pays 

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Joe Senghor

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