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Regain d’insécurité à Lubumbashi : la société civile propose le relèvement des troupes

Des policiers déployés au centre-ville de Lubumbashi le 26 mai 2016 alors que l'opposition a appelé à une marche. Photo Radio Okapi/Jean Ngandu.

L’insécurité refait surface dans la ville de Lubumbashi, où des cas de vol, viol, blessés par balles et de meurtre sont enregistrés. Dans la plupart des cas, ce sont les hommes en uniformes qui sont pointés du doigt. Pour cela, le groupe thématique, «  gouvernance sécuritaire » de la société civile du Haut-Katanga recommande aux autorités notamment la permutation des agents de l’ordre.

« La permutation des troupes parce qu’il n’y a pas de troupes autochtones il n’y a que les troupes de la RDC. Au niveau administratif, si on peut responsabiliser les chefs des rues pour qu’ils puissent regarder le mouvement de la population », a proposé Bertin Tshoz.

Il  a aussi appelé à l’informatisation des numéros canons des armes et minutions selon chaque service. « Il y a d’autres commandants qui ne savent même pas  le nombre d’armes qu’il y a dans leur service.  Si l’arme crépite ici nous pouvons récupérer les douilles et nous déterminons l’origine de l’arme et le service qui le détient », selon lui.

Les autorités devraient refondre les services de renseignement  et à le redynamiser. Bertin Tshoz plaide pour le renforcement des relations civilo-militaires :

« Que la communauté ne puisse pas voir que le militaire ou le policier est un ennemi non, ainsi lui donner les informations qu’il faut afin que le membre de sécurité puisse bien nous sécuriser ; parce que en ce moment ça ne passe pas entre les hommes qui sont dans l’armée et la police (et) la population. Nous voulons que nous puissions améliorer les relations civilo militaires ». 

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