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Goma : les dossiers judiciaires n’avancent plus faute de magistrats

La grève des magistrats est entrée à sa deuxième semaine au Nord-Kivu. Les conséquences se font déjà sentir dans les différentes juridictions civiles et les maisons d’incarcération.

Au parquet près le tribunal de grande instance de Goma, le procureur de la République Dauphin Mawazo Mungamali reconnait avoir  enregistré des détentions préventives qui dépassent le délai et des dossiers judiciaires n’avancent plus faute des magistrats.

« Il y a des officiers de police judiciaire (OPJ) qui continuent d’envoyer des détenus ici qu’ils ont gardé à vue pendant plus de 48 heures. Ils arrivent ici il n’y a pas de magistrats pour les auditionner », explique Dauphin Mawazo.

Il s’estime aussi débordé par l’ampleur du travail au sein de sa juridiction. « Moi-même je suis-là, si moi-même je passe au cachot, si je trouve qu’il y a une personne qui a déjà fait plus de deux ou trois jours ici sans qu’elle ne soit auditionnée je prendrai des dispositions peut être moi-même pour le faire parce que j’ai l’administration, des requêtes à signer ainsi de suite, et auditionner encore des personnes ce n’est pas facile, mais les conséquences sont là », renseigne-t-il

L’espoir repose pour le moment sur les négociations en cours actuellement à Kinshasa entre les syndicats des magistrats et le gouvernement pour que la situation soit décantée le plus rapidement. Le procureur du TGI de Goma lance cet appel :

« Il faut que la situation soit décantée le plus rapidement possible parce que c’est la population qui en pâtit. Que les avocats ne nous abandonnent pas parce que quand je suis seul ici je ne saurai pas comment faire le suivi des tous les dossiers. Mais, quand il y a des avocats qui viennent me parler de tel ou de tel dossier j’ai l’occasion de jeter un coup d’œil sur le dossier. Si le magistrat n ; n’est pas là, s’il y a une solution à trouver pour cette personne, on essaie de trouver la solution ». 

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