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Butembo : paralysie partielle d'activités à la suite d’un appel à une journée ville morte

Vue de la ville de Butembo (Nord-Kivu), le 9 décembre 2016. Radio Okapi/Ph. Anne Herrmann

La circulation est restée timide sur le boulevard Joseph Kabila et même sur les routes secondaires.

Toutes les écoles ont fermé leurs portes. Il y a également les magasins, les banques, les stations – service et les maisons de la téléphonie mobile qui n’ont pas ouvert. Cependant, quelques motos – taxi sont restées visibles à la circulation. Quelques voitures et mini-bus de transport en commun ont également été visibles sur le boulevard, en attente des quelques rares passagers en destination de Beni et de Goma. Au marché central, un petit nombre des femmes marchandes des légumes étaient également au rendez – vous des clients. Cette paralysie partielle d’activités dans la ville, est une réponse à l’appel lancé par le groupe de pression parlement debout de « Fourou » via les réseaux sociaux.

Le porte–parole du parlement debout de Fourou, Léon Tsongo, affirme également avoir instruit ses membres à laisser le libre passage à tout le monde surtout qu’il s’organise à Butembo ce vendredi, l’enterrement des victimes du crash de Goma survenu le dimanche 17 novembre.

Léon Tsongo indique cependant que, désormais il n’y aura pas de travail chaque vendredi à Butembo, jusqu’au retour de la paix à Beni.

Le maire de la ville de Butembo, Sylvain Kanyamanda, rejette cette décision et affirme que ce groupe de pression comme tous les autres n’a pas qualité de décréter unilatéralement des journées villes–mortes.

La police est déployée dans tous les coins stratégiques de ville pour empêcher tout éventuel dérapage.

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