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Meurtre des experts de l’ONU: Ilunga Lumu révèle la présence de l’un de ses coprévenus sur la scène du crime

Le prévenu Ilunga Lumu soutient que l’un de ses coprévenus, Ngalamulume Ngandu est visible sur la vidéo du crime de l’assassinat des experts de l’ONU. « Nous tous, nous étions avec le chef Mukanda », déclare-t-il, lors de l’audience de lundi 15 avril, au procès des présumés meurtriers des experts de l’ONU au Kasaï. Le tribunal militaire de Kananga a poursuivi les confrontations entre Jean Bosco Mukanda et ses coprévenus.

Quatre coprévenus ont été confrontés à l’ancien témoin vedette, Mukanda.

Muamba Ntumba, Mukadi Ntumba, Katende Muana et Ngalamulume Ngandu alias Ntumba Dialolo ont tous nié avoir été des miliciens et avoir participé au meurtre des experts de l’ONU.

Ils ont tous affirmé n’avoir pas été présents à Moyo Musuila le jour de l’exécution de Zaida Catalan et Michael Sharp.

Pourtant, un autre prévenu, Ilunga Lumu affirme tout le contraire au sujet de Ngalamulume Ngandu. Il fait savoir que son coprévenu était bien un milicien.

Le ministère public soutient également que Ngalamulume Ngandu était sur lieu d’exécution.

Ce que l’incriminé nie catégoriquement.

« Devant Dieu et devant les hommes, je ne reconnais pas avoir été sur le lieu. Dans tout ce qui est dit ici, je ne connais rien », affirme-t-il devant le tribunal.

De son coté, Jean Bosco Mukanda déclare également ne pas avoir reconnu Ngalamulume Ngandu dans la vidéo de l’exécution des experts.

Ngalamulume Ngandu ou Ntumba Dialolo ?

L’avocat de Ngalamulume Ngandu allègue, en outre, que le jour de la projection de la vidéo, Ilunga Lumu n’avait pas cité le nom de son client comme étant visible sur les images.

Le tribunal lui fait remarquer que M. Lumu avait bien cité le nom de « Ntumba ».

« Mais Ntumba, ce n’est pas nous. Nous, nous sommes Ngalamulume Ngandu », répond l’avocat revenant sur la question de l’identité de son client.

Depuis plusieurs audiences, ce prévenu affirme en effet que le nom qui est repris sur l’acte d’accusation n’est pas le sien.

« Ngalamulume Ngandu Michel alias Ntumba Dialolo », c’est le nom qui est repris sur la décision de renvoi.

Mais le prévenu affirme que Ntumba Dialolo n’est pas son nom, revendiquant plutôt le nom de Ngalamulume Ngandu Michel.

Son avocat parle même d’une « erreur sur la personne », laissant entendre que le ministère public poursuit la mauvaise personne.

Mais pour le ministère public, le prévenu crée délibérément cette confusion pour ne pas être condamné.

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