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Tshopo : environ 5000 déplacés en détresse à Ubundu

Les déplacés de guerre continuent d’affluer vers la cité d’Ubundu, territoire situé à 125 Km au sud de Kisangani, à la suite du déclenchement des hostilités entre les FARDC et les hommes en armes dans la localité de Lowa, depuis trois semaines. Evalués à près de cinq mille personnes, ces déplacés, dont la majorité passent nuit à la belle Etoile, manquent de tout. Et sur place à Lowa les crépitements des balles se font toujours entendre, ont affirmé jeudi 28 février les autorités territoriales.

Certains dans des églises et d’autres dans des espaces publics, ces déplacés passent des moments difficiles de leur vie, selon l’administrateur du territoire, Simon Penzi. Ils trouvent difficilement à manger et utilisent l’eau du fleuve pour boire.

Outre la famine, des cas de diarrhée et de vomissement sont signalés. Ce sont les enfants qui sont plus affectés, a précisé la même source.

Le médecin directeur de la zone de santé d’Ubundu, Rolly Nteke, dit avoir effectué un déplacement à Kisangani à la recherche des médicaments et autres produits pour la purification d’eau de boisson. Au total, 19 blessés par balles et plusieurs malades ambulatoires, « qui arrivent chaque jour », sont admis à l’hôpital général de référence, a précisé Dr Rolly Nteke.

Par ailleurs, souligne l’administrateur Simon Penzi, un nombre important des déplacés, dont les autorités éducatives, médicales et ecclésiastiques de Lowa refugiés à Ubundu, sont en route depuis le mardi pour Kisangani.

Outre Ubundu, a poursuivi la même source, la présence de plus de dix mille autres déplacés de Lowa est signalée à Kowe, une localité située dans la province de Maniema. Difficile pour le moment de connaitre exactement ce qui se passe au centre de Lowa. Aucun interlocuteur, ajoute Simon Penzi, n’est sur place pour donner l’évolution de la situation des hostilités.

 

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