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Logements sociaux : le Burundi pourra construire d’ici 2040, 530.000 nouveaux logements

Le Burundi va bientôt lancer un nouveau programme de viabilisation des centres urbains, intitulé « la nouvelle politique de logement ». Ce projet vise à résoudre la question des logements pour atteindre l’objectif de la vision du gouvernement d’un pays émergent d’ici 2040 et développé en 2060.

Avec une population estimée à 12 millions, sur une superficie de 27 834 km² (BM-2021), à peu près 15 % soit au moins un million sept cent mille  de la population burundaise vivent dans les centres urbains. Une situation qui freinerait l’éruption de développement, précise Dieudonné Dukundane, ministre des infrastructures, de l’équipement et des logements sociaux lors   d’une conférence de presse animée ce mardi 13 juin 2023.

Pour Dieudonné Dukundane, « cette situation restreint l’accès aux services vitaux notamment l’eau, électricité, internet, services sociaux et économiques ainsi que les infrastructures associées considérés comme caractéristiques d’une économie émergente ».

De ce fait, en compagnie de cette nouvelle politique d’urbanisation, le gouvernement et ses partenaires potentiels s’engageront à renverser la donne jusqu’à atteindre le taux d’urbanisation d’au moins 40 %, explique M. Dukundane.

Des centres urbains, solution aux conflits fonciers

Au Burundi tout comme en Afrique centrale, la terre était traditionnellement une ressource collective et inaliénable, qui se transmettait de génération en génération. Avec la pression démographique soit  plus de 8 millions en 2010 plus de 12 millions de la population selon la Banque mondiale, des défis se manifestent dans différents secteurs de la vie de Burundais notamment dans le domaine de l’agriculture, de l’environnement, de la santé, de l’éducation, de l’emploi, de l’habitat, etc.

En plus de cela, l’absence de titres de propriété et le morcellement des terres inhérent aux successions entraînent une insécurité foncière grave qui freine le développement agricole et accroît de fait la pauvreté où environ 80 % des affaires pendantes sont des conflits fonciers (BNUD 2017).

Pour cette raison, le programme de la construction « la nouvelle politique de logement » tenant compte surtout des constructions en espace va toucher favorablement à la problématique liée aux conflits fonciers. Il multipliera les villes et villages urbains avec une projection d’ici 16 ans que le Burundi aura plus des gens dans les centres villes que les campagnes libéré ainsi les terres cultivables, s’ouvre ministre Dukundane en donnant le chiffre d’au moins cinq millions des personnes vivront dans les villes.

Qualifiant donc d’un grand projet pour le pays du tambour, le ministre Dieudonné Dukundane révèle qu’ils sont obligés de construire au moins cinq cent trente mille nouveaux logements jusqu’en 2040, en moyenne de trente-trois mille nouveaux par an pour l’émergence du pays.

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Quels sont les acteurs clés ?

Dans le sens du patriotisme, 5 acteurs clés nationaux seront engagés au projet pour répondre à « la nouvelle politique de logement ». À part l’Etat, nous avons aussi les institutions des financements (banques, coopératives et microfinances), les sociétés de construction, les acquéreurs (demandeurs de ces maisons) et les prestataires de services, a indiqué Dieudonné Dukundane.

50 mille personnes se sont déjà fait enregistrées pour l’obtention de ces maisons du projet de « la nouvelle politique de logement », depuis février dernierTrois documents étaient exigés. Il s’agit de la photocopie de la carte d’identité, l’attestation de composition familiale et l’attestation de résidence. S’agissant du montant, la location-vente sera déterminée par catégorie, précise le ministre des logements sociaux  Dieudonné Dukundane.

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Freddy Bin Sengi

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