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Les Burundais sont victimes de pot-de-vin à la frontière burundo-tanzanienne

Les parlementaires burundais dénoncent les tracasseries à la frontière entre le Burundi et la Tanzanie.  Dans une session parlementaire du 13 septembre avec le ministre de la sécurité, ils indiquent que les Burundais sont obligés à donner le pot-de-vin pour entrer et sortir de la Tanzanie. A ces propos, le gouvernement du Burundi a promis d’en discuter avec d’autres pays membres de l’EAC pour trouver une solution.

Antoine Manirambona, le parlementaire de la province Makamba, condamne fermement les tracasseries à la frontière burundo-tanzanienne. Lors de l’adoption de la loi de ce lundi 13 septembre portant révision de la réglementation des migrations, il signale que les Burundais sont obligés de donner le pot-de-vin pour traverser la frontière tanzanienne.  

« Les Burundais sont obligés à donner le pot-de-vin alors qu’ils ont tous les documents de voyage », a déploré M. Manirambona.

Même si la situation est ainsi, les habitants proches de cette frontière ont un papier montrant le bon voisinage. Avec ce papier, ils peuvent faire des navettes, a indiqué le ministre de la sécurité Gervais Ndirakobuca.

Le ministre de la sécurité a promis exactement de discuter avec le ministre des affaires étrangères sur cette question, qui à son tour, en débattra avec ses amis de pays membres de l’EAC.

Les défis auxquels confronte la gestion des migrations au Burundi

Gervais Ndirakobuca en répondant aux questions des députés, a énuméré devant les parlementaires, les grands défis auxquels son ministère fait face dans la gestion des migrations. D’abord, c’est la perméabilité des frontières suite à une longue distance entre les postes-frontières ; l’insuffisance des moyens de contrôle ainsi que l’absence des frontières (borne) dans différents endroits sur le territoire burundais.

Ensuite, la non-informatisation du système de contrôle et gestion des postes-frontières.  Troisièmement, l’insuffisance des infrastructures pour les nouveaux postes-frontières. Quatrièmement, l’insuffisance des postes-frontières à arrêt unique. « Seulement trois frontières sont opérationnelles », indique-t-il.

Cinquièmement, la loi sur les migrations non actualisées et non harmonisées avec différentes conventions et protocoles dont le Burundi fait partie, particulièrement le protocole sur le marché commun de la Communauté Est Africaine. 

Enfin, l’insuffisance du budget pour la réalisation des projets qui demandent beaucoup de moyens, y compris le fonctionnement du commissariat général des migrations.

Que faut-il savoir dans la loi ?

L’article 97 de la loi sur les migrations stipule que les autorités communales vont délivrer aux réfugiés issus de différents camps une attestation de résidence.  Cette attestation ne sera pas une carte d’identité, ou même ne fera pas l’objet de la nationalité. Il s’agira d’un document pour montrer aux réfugiés là où ils résident actuellement.

S’exprimant sur la même loi, Gervais Ndirakobuca ne reconnaît pas une double nationalité. Selon lui, quand un citoyen burundais vivant à l’extérieur acquiert une autre nationalité, il supprime automatiquement la nationalité burundaise et dans ce cas il doit payer les frais de visa.

Blandon Uwamahoro

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