LE JOURNAL.AFRICA
SOCIETE

Le harcèlement sexuel contre les domestiques au Burundi

harcèlements sexuels contre les domestiques

Les cas de harcèlements sexuels contre les domestiques sont plus fréquents au Burundi, mais ils passent sous silence. Les représentants des travailleurs domestiques déplorent la légèreté du traitement des dossiers. Ils proposent que leurs procès soient rendus publiquement.

Se confiant à la rédaction de LE JOURNAL.AFRICA, le représentant du Collectif des Associations des Travailleurs Domestiques, Richard Manirambona, précise que les filles domestiques sont les plus touchées par le harcèlement sexuel.

« Depuis le mois de janvier dernier, 71 travailleuses domestiques ont été victimes d’actes de harcèlements sexuels »,  indique-t-il.

Les travailleurs domestiques représentent une part importante de la main-d’œuvre mondiale du secteur informel. Selon l’OIT, ils figurent parmi les catégories de travailleurs les plus vulnérables. Dans les statistiques de 2020 de cette Organisation Internationale de Travail 80% des travailleurs domestiques sont des femmes. Globalement une femme sur treize salariés est une travailleuse domestique d’après OIT.

Le représentant de Cated-Burundi martèle que les responsables de harcèlements promettent aux victimes des smartphones et le double de son salaire en échange de son silence. Malgré le silence, elles sont souvent renvoyées une fois tombées enceinte.

Les stratégies des  patrons pour approcher les travailleuses domestiques

Les patrons les obligent à aller faire la propreté dans la chambre à coucher et en profitent pour les violer. Aussi une autre méthode est l’utilisation de l’argent (double du salaire) étant dans le besoin du moyen et enfin une menace auprès de la fille en utilisant son statut social.

Les patrons disent à ces filles qu’ils vont s’en charger de l’enfant si une fois elles s’en grossirent. Mais il s’avère que les promesses de ces patrons ne tiennent pas. Du coup les malheurs vont tomber sur ces demoiselles.

A lire: Coronavirus : La FEC propose la suspension des vols domestiques 

Une voie de sortie pour ces travailleuses domestiques

Le représentant du Cated-Burundi précise qu’une campagne de sensibilisation est en cours d’organisation à l’ endroit de ces travailleuses domestiques afin d’éradiquer le silence. Les enseignements vont porter sur comment elles peuvent cracher le morceau suite aux mauvais traitements de la part de leurs patrons.

Cated-Burundi aide ces filles à aller dans des centres de santé pour se protéger du VIH / Sida et des grossesses. Mais aussi les IST font partie des menaces du corps lors des rapports sexuels non protégés. Même si les choses sont ainsi, les victimes doivent venir dans l’association avant 72h pour que les soins soient donnés à temps. C’est l’association qui s’engage dans la poursuite des acteurs des actes pour qu’ils puissent être punis sévèrement pour l’acte commis.

La loi n°1/ 11 du 24 Novembre 2020 précise les conditions d’emploi et de travail des employés de maison. Cette loi  détermine les relations entre les employeurs et les travailleurs et les conditions de travail dans les secteurs à caractère purement informel.

Les travailleuses domestiques doivent surmonter cet obstacle pour essayer d’éradiquer cette mauvaise pratique de viole. M. Manirambona  demande que la justice soit faite pour les coupables et que les procès soient rendus publiquement.

A lire aussi: Le harcèlement sexuel sur le lieu de travail

Par Blandon UWAMAHORO

Articles similaires

Centrafrique: presque un an après son lancement, où en est le DDR?

RFI AFRIQUE

Armand Ijimbere, l’ange gardien des malades

YAGA BURUNDI

L’ambassade du Japon au Burundi signe un contrat de don avec la CEPBU

RTNB BURUNDI
%d blogueurs aiment cette page :