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Au Mozambique, pour contrer l’insurrection islamiste au Cabo Delgado, plusieurs pays de la région sont en train de déployer des troupes. Après une longue résistance, Maputo a donné son accord il y a deux semaines, précisément le jeudi 15 juillet, pour une intervention régionale de la SADC, l’organisation d’Afrique australe. Auparavant,…

Sur place depuis une vingtaine de jours, officiellement, les soldats rwandais affichent des premiers résultats.
Aux côtés des forces mozambicaines, ils ont repris le contrôle d’Awasse, carrefour stratégique sur la route de Mocimboa da Praia, cette ville portuaire contrôlée par les insurgés depuis bientôt un an.
Si le Mozambique a choisi de faire appel à l’armée rwandaise, c’est pour sa capacité à remplir une mission limitée dans le temps, analyse Benjamin Augé de l’Institut français des Relations Internationales : combattre efficacement, sans s’ingérer dans les affaires du parti au pouvoir, le Frelimo, et repartir.
Sous pression depuis l’arrêt du projet gazier d’Afungi, piloté par Total, et l’aggravation de la situation humanitaire dans le Nord, Maputo voit aussi arriver sur son territoire les militaires envoyés par ses voisins. Dernière annonce en date : l’Afrique du Sud prévoit un contingent pouvant atteindre au maximum près de 1 500 soldats. Le Botswana a envoyé en début de semaine un peu moins de trois cents militaires. Et une équipe de conseillers angolais est annoncée pour début août.
Si l’on peut s’attendre dans les prochaines semaines à des succès militaires contre les insurgés, dans un second temps, estime le professeur Eric Morier-Genoud, ces derniers contre-attaqueront d’une manière ou d’une autre, ou se replieront vers de nouveaux territoires et « cette guerre risque de changer de nature ».
Selon le HCR, le conflit dans le nord du Mozambique a causé, depuis 2017, des dizaines de milliers de morts ou de blessés. Il a également déplacé plus de 700 000 personnes dans les provinces de Cabo Delgado, Nampula, Niassa, Sofala et Zambézia.
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