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La plus grosse fortune d’Algérie a recouvré la liberté. Issad Rebrab, PDG du groupe Cevital, a été condamné par un tribunal d’Alger à 18 mois de prison, dont 6 mois fermes. Il était incarcéré depuis le mois d’avril et était poursuivi pour des infractions fiscales, bancaires et douanières. Sa détention…

La justice reproche notamment à Issad Rebrab d’avoir surfacturé des équipements de purification d’eau, importés par une filiale de son groupe, première entreprise privée du pays. Cette filiale, Evcon, était également poursuivie, ainsi qu’un établissement bancaire jordanien.
L’homme d’affaires écope aussi d’une amende de plus de 10 millions d’euros. Et plus de 20 millions pour les deux entreprises jugées en même temps que lui. Le verdict a été annoncé par l’agence de presse officielle APS, qui met en avant la lutte contre la corruption actuellement menée en Algérie, selon elle.
Plusieurs patrons et hommes politiques sont visés par des enquêtes depuis la démission du président Abdelaziz Bouteflika en avril dernier. Mais d’autres, sans se prononcer sur le fond de l’affaire, observent que l’enquête aurait pu être menée sans incarcérer Issad Rebrab.
En infligeant cette peine qui couvre la durée de la détention provisoire, « la justice a sauvé la face », souligne l’universitaire Mourad Goumiri.
L’ANLC, Association nationale de lutte contre la corruption, évoque quant à elle la possibilité d’un règlement de comptes, en raison des rapports difficiles qu’entretenait l’homme d’affaires avec l’ancien pouvoir.
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