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Plus de 7,000 réfugiés et demandeurs d’asile burundais, en majorité des femmes et des enfants, endurent des nuits sans nourriture. Ces familles sont logées dans les sites de transit de Sange, chef-lieu du territoire d’Uvira, ainsi qu’à Kavimvira dans la municipalité.

Plus de 7,000 réfugiés et demandeurs d’asile burundais, en majorité des femmes et des enfants, endurent des nuits sans nourriture. Ces familles sont logées dans les sites de transit de Sange, chef-lieu du territoire d’Uvira, ainsi qu’à Kavimvira dans la municipalité. Lors des entrevues accordées à Le Journal Africa, ces réfugiés dénoncent les conditions inhumaines qu’ils sont obligés de supporter en République Démocratique du Congo, du fait de leur grande vulnérabilité.
Aline Niyokwizera, mère de six enfants, témoigne du calvaire qu’elle vit avec ses enfants à Kavimvira. «Mes enfants et moi sommes contraints de quémander dans les rues de la ville et aux alentours pour survivre. Malgré nos efforts, il arrive que nous rentrions bredouilles. Deux de mes enfants souffrent de malnutrition», a-t-elle expliqué. Cette femme implore le gouvernement congolais et ses partenaires de les reloger dans un camp de réfugiés ou de les rapatrier au Burundi, leur pays d’origine.
Les propos de Vincent Ndikumagenge, vice-président des réfugiés du site de transit de Kavimvira, confirment cette situation précaire. Il alerte sur les risques encourus par les enfants qui mendient et sur les tensions potentielles entre les réfugiés et les familles d’accueil. Il en appelle ainsi à la Commission Nationale pour les Réfugiés et à ses partenaires pour trouver une solution durable à ce problème.
Godelive Lugambo Sindano, présidente de la société civile «Forces Vives» à Uvira, estime que cette situation affecte particulièrement les réfugiés, laissés à leur sort tragique. Ils sont exposés à de multiples violences et les droits des enfants, notamment le droit à l’éducation, sont bafoués, les exposant à un risque de délinquance à long terme. Elle souligne également que cette situation perturbe la relation entre réfugiés et autochtones, ces derniers étant souvent incapables de répondre aux besoins quotidiens des réfugiés.
La Commission Nationale pour les Réfugiés indique que cette situation est actuellement à l’étude à son niveau hiérarchique. Abiyo Kamba Prospère, chef d’antenne de la CNR à Uvira, précise que le partenaire HCR, qui fournissait des repas chauds, n’a plus les capacités nécessaires et que le PAM ne vient en aide qu’aux réfugiés dans les camps du territoire de Fizi. Il souligne également que l’état actuel de la route nationale numéro 5, notamment le tronçon Lwanga, constitue un obstacle à la relocalisation des réfugiés. Il assure néanmoins que la situation sera résolue dans les meilleurs délais.
En cette journée internationale des réfugiés, il est essentiel de rappeler que ces personnes ont fui la violence et l’insécurité dans leur pays d’origine. Elles ont droit à une protection et à une assistance adéquate.
Josphine Mungubi
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