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L'Union des sociétés minières aux capitaux chinois en République démocratique du Congo (USMCC) rejette les allégations selon lesquelles le cobalt extrait par ses membres contiendrait des niveaux excessifs d'uranium.

Dans un climat de tensions croissantes autour de l'exploitation minière en République démocratique du Congo (RDC), l'Union des sociétés minières aux capitaux chinois (USMCC) a fermement démenti, le 5 août, les affirmations selon lesquelles le cobalt produit dans le sud-est du pays contiendrait des teneurs excessives en uranium. Cette déclaration vise à restaurer la crédibilité du secteur minier chinois, mis sous pression par une enquête récente.
Cette prise de position intervient suite à la publication d'une enquête menée par le Financial Times et Lighthouse Reports, qui a révélé que des documents internes indiquaient des dépassements répétés des seuils légaux d'uranium à la mine de Tenke Fungurume, exploitée par le groupe chinois CMOC, entre 2016 et 2020. L'USMCC qualifie ces informations d'« infondées » et affirme avoir effectué une « vérification exhaustive » pour garantir que « aucun produit de cobalt extrait, transformé et exporté par les entreprises minières chinoises ne présente de teneur excessive en uranium ».
Normes et réglementations respectées
Dans sa déclaration, l'USMCC insiste sur le fait que toutes les entreprises chinoises opérant dans cette région respectent scrupuleusement la réglementation minière congolaise ainsi que les normes d'analyse reconnues au niveau international. L'association explique que les produits d'hydroxyde de cobalt fabriqués dans des conditions normales ne contiennent que « des traces naturelles extrêmement faibles » d'uranium, bien inférieures au seuil permettant une exploitation rentable.
« Il n’existe donc aucune condition économique ni technique pour récupérer ou exploiter cet uranium », précise l'USMCC. Cette affirmation vise à apaiser les inquiétudes concernant la sécurité et l'environnement liées à l'exploitation minière.
Appel à la transparence et à la coopération
L'USMCC appelle ses partenaires commerciaux et les acteurs du secteur à ne pas diffuser de rumeurs nuisibles qui pourraient perturber les activités industrielles et commerciales. L'association s'engage également à poursuivre des contrôles réguliers de la qualité des produits de ses membres et à publier les résultats de manière transparente. Elle souligne l'importance de promouvoir le respect des normes de production et de la législation congolaise.
Cette déclaration représente la première réponse collective des sociétés minières chinoises en RDC depuis la divulgation de l'enquête. Auparavant, CMOC avait rejeté individuellement les conclusions du Financial Times, affirmant que ses produits respectaient les normes applicables.
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