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Après des perquisitions en Belgique chez des proches du président congolais, l'avocat Bernard Maingain évoque une plainte qui touche à la présomption d'innocence et dénonce l'inaction de la justice congolaise.

Des perquisitions menées le 14 octobre en Belgique dans des résidences de proches du président Félix Tshisekedi ont suscité de vives réactions. À l'origine de cette affaire, une plainte déposée en juillet 2025 par des organisations non gouvernementales pour blanchiment. Me Bernard Maingain, avocat impliqué dans cette affaire, a répondu aux interrogations concernant ces opérations judiciaires.
Les perquisitions ont été effectuées à Bruxelles et dans les Brabants flamand et wallon. Selon le parquet fédéral belge, ces actions s'inscrivent dans le cadre d'une instruction ouverte suite aux plaintes mentionnées. Me Maingain a confirmé que ces perquisitions concernaient effectivement des membres de la famille présidentielle.
« Ce n'est pas la règle en droit belge d'informer les avocats des plaignants ou de la défense avant de procéder à de telles actions », a-t-il précisé, soulignant l'indépendance du système judiciaire belge.
Me Maingain a insisté sur le fait que les éléments rapportés dans la plainte constituent une « affaire d'État » qui mérite une attention particulière. Il a dénoncé les opérations de pillage qui touchent le Katanga, une région riche en ressources, mais dont la population vit dans une pauvreté extrême.
« Les villes du Katanga devraient être aussi belles que Dubaï ou Doha », a-t-il déclaré, tout en appelant les citoyens congolais à témoigner sur les injustices qu'ils subissent.
Interrogé sur l'absence d'action de la justice congolaise face aux allégations graves, Me Maingain a reconnu avoir saisi cette dernière sur plusieurs dossiers liés à l'Est du pays. Cependant, il semble que ces démarches n'aient pas abouti, alimentant ainsi les critiques sur l'inefficacité du système judiciaire congolais.
Des voix au sein du pouvoir à Kinshasa ont tenté de discréditer Me Maingain en le présentant comme un avocat lié aux intérêts rwandais. En réponse à ces accusations, il a affirmé : « J'ai accepté des défenses à Kigali, mais je n'ai jamais fait de débat politique. Mon rôle est celui d'un homme de justice ». Cette déclaration vise à clarifier son engagement envers ses clients congolais, qui souffrent des conséquences des conflits et des pratiques illégales dans leur région.
L'affaire Tshisekedi soulève des questions cruciales sur la gouvernance et la justice en République démocratique du Congo. Alors que le pays se prépare pour les élections présidentielles de décembre 2023, le climat politique reste tendu. La récente victoire électorale de Félix Tshisekedi est déjà entachée par des controverses persistantes autour de sa légitimité et de sa gestion.
Dans ce contexte complexe, il reste à voir comment cette affaire influencera non seulement l'image du président Tshisekedi, mais également celle du système judiciaire congolais face aux défis majeurs auxquels il est confronté.
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