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En Tunisie : Souk At-Tanmia à l’appui des entrepreneurs Tunisien en crise liée au Covid-19

En cette période de crise liée au Covid-19, plusieurs entreprises s’écroulent. D’autres ont cessé leurs activités. Par conséquent,  Sondos Bannouri et Farouk Ichaoui, les entrepreneurs tunisiens ont pu réussir grâce à Souk At-Tanmia.

Souk At-tanmia est une initiative de développement économique qui vise à fournir des services financiers et d’accompagnement aux entrepreneurs tunisiens​. En effet, Il est un partenariat entre la Banque africaine de développement et des partenaires du monde associatif tunisien.

De fait, Souk At-tanmia,  a une ambition d’apporter une réponse efficace et immédiate dans le secteur de l’emploi. Par contre, la plus importante à ce jour en Tunisie, le partenariat est destiné à soutenir l’entreprenariat.

Sandos Bannouri, traiteuse des déchets sanitaires en Tunisie

Sondos Bannouri, une femme entrepreneur tunisienne, a bénéficié du soutien de Souk At-tanmia. Qui lui a permis de faire face à la pandémie.

« La premier victime se trouvait à l’hôpital Farhat Hached de Tunis, pour lequel nous traitons les déchets. Comme tout le monde, j’ai paniqué et j’ai eu peur pour mon personnel. Toute mon équipe était angoissée. Certains avaient même décidé de démissionner.», raconte-t-elle. Quand, elle s’est retrouvée en première ligne, traitant les déchets sanitaires du premier patient tunisien décédé du coronavirus.

«Le déclic pour me lancer m’est venu lorsque j’ai pris conscience des menaces auxquelles était confrontée ma région», explique-t-elle. Aujourd’hui, en dépit de crise sanitaire, Sondos poursuit son chemin. Elle a acquis une nouvelle machine de traitement des déchets reçus du Souk At-tanmia, à la pointe de la technologie.

« Le cauchemar s’est finalement transformée en rêve. Et nous avons enfin pu atteindre notre objectif de traiter 1 000 tonnes de déchets sanitaires par an. Je suis convaincue que notre mission ne va pas s’arrêter là. Nous allons changer les mentalités », confie Sondos.

La jeune femme est aujourd’hui à la tête d’une unité de traitement de déchets hospitaliers dans sa région.

A lire : Tunisie: situation «critique» face à la pandémie de Covid-19

Farouk Ichaoui, transformateur des pneus usagés

Il transforme des pneus usagés en de jolis poufs. De véritables œuvres d’art. Alliant l’utile à l’agréable, Farouk propose aussi une panoplie de meubles qui mettent à l’honneur l’artisanat kasserinois, avec l’avantage de préserver la nature.

« C’est de ma passion pour le bricolage que j’ai eu cette idée. Elle me permet aujourd’hui d’améliorer ma situation et celle d’autres jeunes, comme moi. Et même si cela reste à petite échelle. J’aime penser que je contribue à résoudre le problème du chômage, qui touche notre région », explique Farouk

Sonia Idhibi, une journaliste reconvertie à la floriculture

Sonia Idhibi, est une journaliste et entrepreneur à la floriculture. Elle a lancé le premier jardin de fleurs comestibles en Tunisie. Son ambition : donner de la couleur aux plats des chefs les plus réputés d’Europe.

« Le secret de la beauté des fleurs et leurs vertus m’ont toujours interpelée. Je leur ai découvert, après plusieurs recherches, une utilité autre qu’esthétique. Insoupçonnée, révèle-t-elle. Dans certains pays occidentaux, elles sont tout aussi appréciées pour leur goût et leur teneur, riche en vitamines. Certains restaurants étoilés proposent même des plats à base de fleurs comestibles, en moyenne trois fois plus chers. C’est cela qui m’a déterminé à lancer ce projet », explique-t-elle.

Grâce à Souk At-Tanmia, son activité rencontre aujourd’hui un franc succès en Europe.

Le programme Souk At-Tanmia,  a permis de préserver de nombreux emplois des effets du Covid-19. Depuis 2012, il a contribué à la création de 250 nouvelles entreprises et de 2 000 emplois.

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Chris Golden Irambona

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