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Djibouti sur le qui-vive environnemental

Djibouti est dans le qui-vive
La Djibouti est quasiment sec et stérile. Le pays ne produit presque rien. Il dépend en grande partie des aliments importés. Son port se trouvant sur la mer rouge est la principale source de revenus et d’emplois pour les djiboutiens.

Djibouti est un pays de la Corne de l’Afrique enclavé dans le désert et de la sécheresse. Il s’étend sur 23 200 km². Selon la Banque mondiale, sa population est estimée à un million d’habitants. Par conséquent, ce pays  dépend des aliments importés. Sa source de revenus et d’emplois de la population est consacrée sur son port Bab-el-Mandeb sur la mer rouge.

«Djibouti doit regarder au-delà du port, diversifier son économie et intensifier son développement. En survolant le pays, on aperçoit d’immenses étendues de terres arides. Mais ce n’est que lorsque l’on rencontre les gens de ce pays et qu’on leur parle, que l’on se rend compte qu’il n’y a pas de sécheresse en termes d’idées, de créativité, de passion et de détermination», a déclaré Akinwumi Adesina, le président du Groupe de la Banque Africaine de Développement, qui était en visite officielle de deux jours la semaine dernière dans ce pays.

«Vous nous soutenez dans divers domaines, notamment l’appui budgétaire que la Banque apporte pour aider notre pays à faire face aux effets inattendus de la crise du Covid-19. Nous nous félicitons de votre soutien à Djibouti, concentré sur l’énergie, le changement climatique, l’agriculture et la résilience des infrastructures de transport», a indiqué le président djiboutien Ismaïl Omar Guelleh.

A lire : Burundi : Trois agences onusiennes s’alarment sur l’insécurité alimentaire

Le pays envisage déjà les voies de sortie ?

Cependant pour se protéger des effets du changement climatique, le pays peut rejoindre la facilité de financement des risques de catastrophe en Afrique de la BAD (ADRiFi, de son acronyme anglais). Cette initiative de la Banque aide les pays à s’assurer contre les phénomènes météorologiques extrêmes.

Par ailleurs, Djibouti peut aussi bénéficier du programme de la Banque intitulé Technologies pour la transformation de l’agriculture africaine. C’est un programme qui utilise des variétés de blé résistant à la chaleur et de maïs économes en eau pour augmenter la productivité agricole.

D’après Adesina, Djibouti pourrait également envisager une méthode hydroponique. Cette méthode est utilisable pour une solution à base d’eau au lieu du sol pour faire pousser des cultures. Cela peut permettre au Djibouti de ne pas dépendre des importations alimentaires.

Djibouti a accueilli le week-end dernier, le président du Groupe de la Banque Africaine de Développement M. Akinwumi Adesina. Et qui ensuite a rencontré le président djiboutien Ismail Omar Guelleh et des hauts responsables gouvernementaux, afin de discuter des progrès et des opportunités économiques du pays. Ce pays est l’un des pays de la Corne de l’Afrique principalement francophone et arabophone. Il se situe dans le désert Danakil et a une brousse aride.

A lire aussi : Terres agricoles (km carrés) – Djibouti

Willy Muhindo

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