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Burundi : Que doit-on savoir sur la régulation du prix du maïs ?

Deux burundais et maïs

Depuis quelques temps, le gouvernement du Burundi a pris en main la régulation du prix du maïs. Ainsi, toute la récolte de ce produit a été achetée par le gouvernement au niveau national et stocké dans des hangars situés dans différentes communes du pays. Si le gouvernement à acheté le maïs à 680Bif/kilo, que devons-nous savoir d’autre sur cette démarche?

Lors d’une séance plénière de ce mardi, la ministre du commerce, Mme Capitoline Niyonizigiye répondait aux questions des parlementaires au sujet de la collecte et la gestion immédiate du maïs.
Elle a rappelé que l’État a acheté toute la récolte du maïs de cette année. La conservation de ce produit est assurée dans des hangars situés dans différentes communes du pays.

La ministre a précisé que le prix du maïs a été établi par le gouvernement après multiples consultations avec les parties prenantes dans la production de ce dernier. Le gouvernement promet d’assurer le contrôle partout sur le territoire du pays pour éviter les spéculations.

De ce fait, la passation des marchés pour la vente de cette récolte du maïs se fera dans la transparence pour arriver à une bonne distribution dans tous les marchés avec le prix exigé par le gouvernement.

Les grossistes vont acheter le kilo de  maïs à 970 BIF et le prix de vente pour les détaillants sera de  1080 BIF soit 0,54$.

A lire : Burundi : La campagne d’achat de maïs grain sec débute officiellement ce lundi

Qu’en est-il du prix de l’huile de palme?

Sur cette question, la ministre du commerce a souligné que le changement climatique a perturbé les récoltes. « Nous espérons qu’avec le retour de la saison des pluies, le prix de l’huile de palme va baisser ».

Pour Olivier Suguru, parlementaire élu dans la circonscription de Bubanza, le nombre de personnes qui consomment l’huile augmente du jour au jour. Pour éviter une hausse exponentielle du prix de l’huile, le gouvernement est obligé d’importer une autre quantité pour compenser le vide.

Le gouvernement compte étendre cette régulation sur tous les produits alimentaires pour préserver  l’équilibre de la valeur de la monnaie.

A lire aussi : 680 FBu, prix minimum d’un kg de maïs

Blandon Uwamahoro

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