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Burundi : Pleins de défis pour les entrepreneurs, mais aussi des solutions

Depuis ce 15 novembre, le Burundi se joint au reste du monde pour célébrer la semaine mondiale de l’entrepreneuriat. Le mot entrepreneuriat est sur toutes les lèvres depuis  quelques années. Passer de l’idée à l’action est une toute autre histoire

Pour la troisième fois, le Burundi Business Incubator (BBIN) a organisé la semaine mondiale de l’entrepreneuriat. Le thème de cette année est : « Jeunes entrepreneurs : quels besoins, quels appuis ? » . Dans un en marge de cet événement, une question a été posée au panel. « Quels sont les défis que rencontrent les jeunes qui veulent entreprendre ? »

Des défis en amont et en aval

Alida Mugisha, cadre d’appui au service des réformes et du développement du capital humain, deux catégories de défis sont à soulever. Des défis en amont et en aval. Pour la première catégorie, ce sont des défis qui touchent l’esprit entrepreneurial. Beaucoup de jeunes sont caractérisés soit par un manque d’intérêt soit par un manque de vision.  ’’ Je vais terminer mes études et je vais chercher un boulot’’, disent-ils.

Les défis en aval concernent celui qui a déjà commencé son activité. Cette deuxième catégorie est composée d’au moins trois paliers. Le manque de connaissances, les défis de financement ainsi que les défis organisationnels.

Des solutions potentielles existent

Mis à part le ministère de la jeunesse, il a été mis en place un forum des jeunes. Ce forum est même représenté au niveau du parlement pour porter plus loin les doléances des jeunes. Il y a aussi l’Agence de Promotion des Investissements (API) qui s’est déjà lancée pour répondre aux défis en amont. L’API organise des campagnes de sensibilisation dans les écoles et les universités pour susciter l’esprit entrepreneurial en montrant aux jeunes pourquoi se lancer le plus tôt possible.

En ce qui concerne le problème de financement, il y a la création de la Banque d’Investissement des Jeunes (BIJE). Contrairement aux autres banques qui appliquent des taux d’intérêt à deux chiffres, la BIJE propose un taux d’intérêt  ne dépassant pas 7 %. 

Lire aussi : Le défi de l’entrepreneuriat des jeunes : que faire ?

La création du Fond d’Impulsion, de Garantie et d’Accompagnement (FIGA) va venir trouver solution aux problèmes liés à hypothèque ou aux garanties exigées par les banques commerciales en se portant garant pour les crédits qui auront été contractés par les jeunes à la BIJE.

A la célébration de la semaine mondiale de l’entrepreneuriat, une exposition est en cours au boulevard de l’Indépendance jusqu’au 19 novembre. Cette semaine sera clôturée par la finale de la compétition des plans d’affaires, Shika Award.

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