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Burundi : BSA est une solution dans la transmission du reporting financier

Le jeudi 20 octobre 2022, la Banque de la République du Burundi en partenariat avec le projet d’appui à l’inclusion financière agricole et rurale du Burundi (PAIFAR B) a organisé un atelier de sensibilisation à l’endroit des institutions de microfinance sur l’implémentation du Bank supervision application(BSA).

Alexis Niyongabo, cadre du service de la supervision des IMF au sein de la BRB a fait savoir que l’application BSA présente des avantages plus importante. Notamment la transmission à distance des données sur le support électronique, notification automatisé des erreurs avec précision des cellules où il faut corriger. Il doit aussi renforcer la qualité des informations transmises et dans un temps utile, automatisation des traitements des données et production des rapports. Cette application doit également permettre la flexibilité aux changements ainsi que l’existence d’un cadre d’échanges permettant de faire des améliorations   du logiciel.

Il a expliqué par ailleurs que cette application à des contraintes liées à l’utilisation. Dont la dépendance à la connexion internet, mobilité des personnes formées en BSA aux éventuelles modifications des modelés du reporting.  Oubli des noms d’utilisateurs et mot de passe pour les utilisateurs et le respecte des échanges de transmission des données.

M. Alexis a aussi souligné que pour s’assurer de l’utilisation efficace de BSA, il faut qu’il y soit de l’existence d’une connexion internet et se doter de l’Excel version 200 7 et plus. BSA doit également ne se doter de personnes compétentes et suffisantes. D’où la nécessité de participer dans des formations en rapport avec BSA.

Gilbert Ndabigengesere représenté la microfinance Receca Ikingi a fait savoir que ce logiciel ne sera pas favoriser les institutions des microfinances (IMFs) mais la banque centrale. Il a dit aussi que le nouveau logiciel coûte cher et que certaines microfinances n’ont pas prévu les frais liés à cette application.

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Des lacunes sont observées lors de la transmission des rapports

Epaphrodite Semyampi, expert en finance rurale de PAIFAR ­B a indiqué que le PAIFAR B est un projet du gouvernement mais soutenu par le   FIDA (fonds international du développement agricole). Ce projet appuie les institutions de microfinance sur ses différentes formes en matière d’appui dans le renforcement de la capacité et la mobilisation de garantie et la disponibilisation de la ligne de crédit à travers la banque nationale pour développement économique du (BNDE).

Il a précisé que le PAIFAR ­B a préféré de finance le BSA parce qu’il s’est observé depuis un certain temps des lacunes au niveau du reporting de la part des institutions de microfinance. Notamment des lacunes avec le temps, les ressources humaines qui sont consacrées à ce travail ainsi que des ressources financières qui handicapent le fonctionnement d’une façon générale au niveau des institutions des microfinances.

Par ailleurs, Il a souligné également même qu’au niveau de la banque centrale qu’il s’est manifesté des difficultés à recevoir les différents rapports sur papier.  « Vous savez que dans notre pays nous sommes dans la dynamique de la gouvernance de la digitalisation. Et de ne pas laisser derrière les microfinances en matière en matière de digitalisation. » a indiqué M. Epaphrodite

Outre le Bank supervision application   est un logiciel qui a était initié en 1997 par Banques centrales des pays de la SADC, le Kenya et l’Ouganda   et mis en exploitation en 2003. La Banque de la République du Burundi a mis en place ce logiciel en 2015. 

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Pacifique Gahama

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