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Burundi : 6% des ménages n’ont pas de latrines et 94% en disposent mais ne sont pas adéquats

les toilettes publiques à gitega capitale politique du Burundi
L’accès aux latrines adaptées et des pratiques d’hygiène améliorées permettent bien souvent d’éviter les maladies dues au manque d’hygiène. Au Burundi, 6% des ménages n’ont pas de latrines et 94% en disposent mais ne sont pas convenables. La situation est ainsi au moment où ce 19 novembre le monde célèbre la journée des toilettes.

 En échange avec les journalistes ce mardi, Prosper Muyuku, chargé du département hygiène et assainissement au ministère de la santé publique présente la situation. 6% des ménages n’ont pas de latrines et 94% en disposent mais ne sont pas adéquats. Selon lui, il y a eu évolution. Les Burundais quittent de défécation à l’air libre vers l’accès aux latrines adéquates. Cela est un constat tiré d’une visite de travail de sensibilisation auprès de la population. Notamment sur l’auto-construction des latrines, leur utilisation et leur entretien.

 En effet, aujourd’hui 24 communes du pays ont le statut de fin de défécation à l’air libre.

 La plus value d’une latrine adéquate

L’utilisation des latrines permet d’éviter les maladies diarrhéiques, les parasitoses intestinales. Et si cette utilisation est associée avec le lavage des mains, cela permet d’éviter certaines maladies du système respiratoire. Par exemple, les dermatoses, les conjonctivites, etc. Mais aussi ça permettra d’éviter les cas de malnutrition si ça s’associe à la consommation de l’eau potable, renchérit-il.

 Quels sont les défis ?

À part le passé, le pays n’a jamais développé le secteur de l’hygiène et de l’assainissement. C’est donc selon Muyuku une question d’éducation et de sensibilisation.

 Muyuku déplore néanmoins un certain niveau de recul par rapport aux anciennes communes qui avaient le statut FDAL en 2014-2015. Mais qui est retombée dans la mauvaise habitude de défécation à l’air libre.

 Il appelle l’administration à tous les niveaux à sensibiliser les populations sur l’intérêt de l’éradication de la défécation à l’air libre.

Sur le même sujet : Nouveau programme eau potable et assainissement au Burundi

 La synergie comme panacée

 Il se dit plein d’espoir qu’en travaillant en synergie bien fait. Une liste bien taillée comme le ministère de la santé publique, le ministère de l’hydraulique et l’administration territoriale. Toutefois, on y ajoute les organisations à base communautaire, les écoles, les églises, les médias et les agents de santé.

 La situation sera inversée et la communauté aura ses propres capacités à participer activement à certains problèmes sanitaires. Ainsi l’amélioration des conditions de vie.

Lire : Journée mondiale : Toilettes, piliers sanitaires, un droit de l’homme
Qu’est-ce qu’une latrine adéquate ?

 Le professeur dit qu’une latrine adéquate est une latrine simple de construction et dont les matériaux sont disponibles. Il s’agit selon lui de disposer d’une fosse d’au moins 2 mètres de profondeur. À défaut ou en fonction de la structure du sol d’un mètre de profondeur et deux mètres de largeur. La fosse joue le rôle de réceptacle des excréments et elle permet d’assurer la décomposition et l’isolement des matières fécales. Le but est d’avoir de la fumure, si nécessaire, précise-t-il.

 L’autre composante d’une latrine est une dalle faite en bois, en planches, en plastique ou soit avec une maçonnerie. Cependant, qui doit être résistante en vue de supporter l’usager pour une défécation sans risque. La dalle doit disposer d’un seul trou qui doit avoir un couvercle pouvant couvrir l’entièreté du trou de défécation. Néanmoins pour éviter l’introduction de mouches, de ras ou des cafards dans la fosse, ajoute Muyuku.

 La troisième composante est une superstructure qui permet de cacher et d’assurer l’intimité de l’usager, comme le mentionne Professeur Muyuku.

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