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Bujumbura: Les points de ventes et transfert de musique, les salles de fortune de cinéma sous le couperet d’une mesure

Salle de cinéma

Les personnes qui transfèrent la musique et ceux qui œuvrent dans les salles de cinéma de fortune se lamentent. La mesure prise par l’administrateur de la commune Ntahangwa de Bujumbura pour écourter les heures de travail est accueillie avec lamentation. Par contre, les parents jubilent. 

L’administrateur de la commune Ntahangwa ( Nord de la capitale économique du Burundi) suspend l’épée de Damoclès sur le cou des propriétaires des studios et salles de cinéma improvisés . Il  a sorti un communiqué, le 30 septembre, réglementant les heures de travail des points de vente des musiques et films. Désormais ces derniers ne vont plus vaquer à leurs activités au-delà de 18h.

Par conséquent, celui-ci n’a pas été bien accueilli par les concernés des activités. «Nous avons entendu le communiqué et nous l’avons accueilli pour le bien du pays. Mais le désaccord réside sur l’heure de fermeture. C’est comme l’heure de commencer les activités . Nos clients rentrent du travail à 18h et passent à nos studios pour acheter des musiques et des films.» explique, Rengana Alexis, le propriétaire d’un point de vente des musiques et des films dans la zone Kinama.

«Nous avons vu le communiqué mais l’ordre d’arrêter notre activité à 18h, est dur pour nous. 18h, est notre moment pour gagner de l’argent. On commence normalement à 13h. Finir à 18h, c’est contraignant et c’est difficile pour vivre.

» dit, Pascal Habonimana, le travailleur de la salle de film dans la zone Kinama.

Selon l’administrateur de la commune Ntahangwa, Ernest Niyonzima a pris cette mesure  sur  la demande des parents. Ces derniers, ont plaidé pour que les salles des films soient fermées car ils ne font que distraire leurs enfants. D’autres part, ces studios improvisés de vente de musique ne facilitent pas ceux qui se reposent.

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Les parents acclament cette mesure.

«Nous avons bien accueilli la mesure de l’administrateur. L’enfant doit savoir que son avenir est à l’école et pas dans les salles de cinéma.» affirme, Mathieu Ngendakumana, un parent de la Zone Cibitoke.

« J’étais pour ceux qui ont plaidé pour la prise de cette mesure. Je suis heureux de cette décision. Au lieu de réviser les notes, ils se dirigeaient dans les salles de films.» explique, Radegonde Butoyi, une veuve de 7 enfants de la zone Kamenge.

D’une manière ou d’une autre, les propriétaires de ces salles des films supplient l’administrateur de revoir la mesure pour  faciliter leurs travaux.

«Nous demandons à l’administrateur de nous permettre de travailler jusqu’au moins  à 21h pour faciliter notre travail.» dit Pascal Habonimana propriétaire d’une salle de cinéma.

« Nous demandons de travailler comme d’habitude. Mais avec un ordre de diminuer les décibels. » dit, Eliasac Nzeyihanye( alias Mabuye) qui travaille dans un studio improvisé.

Rappelons  que ce genre de commerce a débuté vers les années 2000 à Buyenzi et Kamenge pour s’étendre dans tout le pays par la suite. 

Chris Golden Irambona

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