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Lettre d’Afrique : voici comment la générosité africaine a séché les larmes d’un enseignant

Dans notre série de lettres de journalistes africains, le Kenyan Joseph Warungu se penche sur les actes de générosité qui aident les gens ordinaires à traverser des périodes désespérément difficiles.

Lorsque le Covid-19 a frappé l'Afrique, les effets ont été dévastateurs - mais certaines personnes ont été soumises à des pression plus que d'autres, par la maladie mais aussi par les mesures prises pour y faire face. Les enseignants des écoles privées, qui constituent une part importante de la main-d'œuvre du secteur de l'éducation, ont été particulièrement touchés par les fermetures des écoles, car ils ne disposent d'aucun filet de sécurité et, dans la plupart des cas, d'aucune date de retour ferme non plus. Entre-temps, beaucoup se sont tournés vers l'agriculture, le nettoyage et la vente ambulante.

Ne pleurez pas, tout va bien

La tension est devenue insupportable, faisant pleurer beaucoup de gens, dont Akindele Oluwasheun Oladipupo à Abuja, la capitale du Nigeria. Lui et d'autres enseignants étaient pleins d'espoir en juillet lorsque le gouvernement nigérian a déclaré qu'il autoriserait la réouverture des écoles pour les examens. Mais lorsque cette décision a été annulée, la douleur était devenue trop grande. Akindele, qui est marié et a trois enfants de moins de huit ans, m'a dit dans une interview téléphonique qu'il était sous le choc en digérant la nouvelle, avant que les larmes ne coulent sur son visage. Ma femme m'a dit : "Ne pleure pas, c'est bon, on va se débrouiller, d'une manière ou d'une autre". Mais je pensais aux nombreux enseignants qui n'ont rien pour nourrir leur famille. Dans de nombreux cas, la femme et le mari sont tous deux enseignants. C'est tout le revenu familial qui disparaît - indéfiniment". Incapable de supporter son propre fardeau et celui des autres enseignants, il s'est tourné vers son téléphone portable et a déversé son chagrin. Un ami a vu l'enregistrement vidéo et lui a conseillé de le mettre en ligne. La vidéo est devenue virale, ce qui lui a valu le surnom de "professeur en pleurs". Akindele dit qu'il l'a filmée dans l'espoir d'encourager les gens à aider d'autres enseignants d'écoles privées dans le besoin. La journaliste nigériane Lara Wise a lancé une campagne sur Facebook pour retrouver Akindele et l'a encouragé à publier un deuxième clip avec les détails de son compte. Les dons ont afflué de partout dans le monde.

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