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Evariste Ndayishimiye: qui est le nouveau président du Burundi

Le président du Burundi nouvellement élu, Evariste Ndayishimiye, doit prêter serment jeudi – deux mois plus tôt que prévu. Les participants avaient été priés d’arriver tôt pour avoir le temps de prendre des précautions contre le coronavirus, comme se laver les mains et vérifier la température, rapporte l’AFP. Cette cérémonie…

3 min de lecture

Qui est Evariste Ndayishimiye ?

Par Cyuzuzo Samba, BBC Grands Lacs

Le général de l’armée, âgé de 52 ans, est considéré comme un homme « humble » et « religieux ».

Il fait partie des généraux les plus influents depuis 2005, lorsque son ami proche et collègue de rébellion, Pierre Nkurunziza, a pris le pouvoir.

Le général Ndayishimiye, communément appelé « Neva », était étudiant en droit à l’université du Burundi lorsque la guerre civile a éclaté en 1993 à la suite de l’assassinat du président Melchior Ndadaye.

Burundi : retour sur les 15 années de pourvoir du président Pierre Nkurunziza

Comme son prédécesseur M. Nkurunziza, le général Ndayishimiye a survécu en 1995 à une attaque contre des étudiants hutus sur son campus de Bujumbura, alors la capitale.

Il a ensuite fui le pays et a rejoint la force rebelle qui a été formée pour combattre le gouvernement dirigé par les Tutsis de l’époque.

Le Général Ndayishimiye a travaillé en étroite collaboration avec Pierre Nkurunziza lors des pourparlers de paix d’Arusha entre le gouvernement et les rebelles du FDD.

Suite à l’accord de paix de 2003 qui a vu les rebelles du FDD partager le pouvoir avec le gouvernement, le général Ndayishimiye a remplacé le chef de l’armée du Burundi de l’époque.

En 2006, il a été nommé ministre de l’intérieur, avant de devenir conseiller militaire du président, puis secrétaire général du CNDD-FDD, le parti au pouvoir.

Gen Ndayishimiye, père de six enfants, est connu comme un catholique romain pratiquant, et comme son prédécesseur, il souligne le rôle de Dieu en politique.

Son prédécesseur a été accusé d’avoir présidé un gouvernement qui a commis de graves violations des droits de l’homme et une répression contre l’opposition, les journalistes et les défenseurs des droits de l’homme.

Le Burundi est également confronté au coronavirus, qui a été minimisé par son prédécesseur.

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